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日志


L'Hirondelle, le Choucas et le Pigeon

ou la fable cachée de Sieur de La Fontaine


Dame Hirondelle invita Sieur Choucas à festoyer pour le solstice d'hiver dans un nid d'alpage.

Ce dernier, fort généreux, envoya un émissaire à son ami citadin afin qu'il se joigne à eux.
Maître Pigeon, sur son lampadaire perché, fut heureux de recevoir l'abeille messagère.
- "Dis à ton maitre que je suis fort aise qu'il ai pensé à moi pour cette soirée et que je n'y manquerai pour rien au monde"
- "Messire, mon Maitre insiste pour que vous comprenez bien qu'il y a plus de 5h de vol avec le portage du sac avant de rejoindre les festivités"
- "J'entends bien et j'en prends bonne note. Ceci n'est point un problème. Dis lui aussi que j'arriverai la veille afin que nous finissons la route ensemble"
- "Bien Messire, je m'envole de cette aile lui donner votre réponse."

Le jour venu, nos trois compères se retrouvèrent comme prévu au point de rendez vous et de départ pour les cimes. Ils furent rejoint par d'autres aventuriers sous la direction de Mademoiselle Mésange.

Vers la fin de la matinée, le départ fut donné et les aventuriers firent un décollage tranquille afin d'économiser leur force et d'être sûr d'arriver au bout.
Après quelques heures de vol et à mi-chemin, Maître Pigeon s'écroula éreinté. Dame Hirondelle en ses voyages avait beaucoup appris et su que c'était pas la peine de continuer. Elle décida, en accord avec Sieur Choucas, de faire demi tour après une halte salvatrice pour le citadin. Après avoir prévenu Mademoiselle Mésange, les compagnons commencèrent le chemin du retour.

La soirée s'acheva dans la convivialité du nid de Sieur Choucas.

Maître Pigeon eût les yeux plus gros que le ventre.



note de l'auteur: satanés parisiens qui viennent à la montagne non entrainés en se croyant aussi fort que les indigènes   Tire la langue


Wapata

cadeau dominical... ou l'art du recyclage (I)

 

Le feu crépite dans la cheminée, diffusant dans la pièce sa chaude et vivante clarté, seule lumière éclairant la pièce. Les ombres dansent dans cette chaleur rougeoyante.

Le CD de jazz fini, le silence intérieur est revenu, suffisamment pour entendre le néant extérieur. Tempête silencieuse de gros flocons de ouate qui tapissent à nouveau l’univers jurassien. Enième couche de cet hiver glacial qui renvoie le réchauffement climatique dans la catégorie des bonnes blagues.

Dos à un mur de livres, enfoncé dans son fauteuil, les pieds sur le coffre en bois de l’ancêtre, face au foyer, il se souvient.

Trois ans déjà. Cela lui semble si loin, et pourtant les souvenirs sont précis.

Il n’était pas seul cette année-là. Un jeune banlieusard en manque de reconversion et un Canadien perdu, rencontres de hasard, l’accompagnaient dans sa solitude. Duo puis trio hétéroclite qui avait su trouver un équilibre pour passer quelques jours et semaines ensemble. N’ont-ils jamais su à quel point leur présence inattendue avait été vitale pour lui ?

C’était une sombre période, cette année-là… Eléna. Il ne l'a pas encore oubliée, il ne pourra jamais. Mais il a appris à dompter cette douleur, ce vide permanent. Il a ré-appris à aimer au contact d’Isabelle. Cela n’a pas été facile au début… cela ne l’est toujours pas, relation chaotique en " je t’aime, moi non plus ". Elle aurait dû être là, dans son chalet, à ses côtés, ce soir. Qui sait ? Peut-être la verra-t-il débarquer demain avec son accent résiduel narbonnais, après tout, Bourg-en-Bresse n’est pas loin…

Un geste furtif de la main, comme pour chasser une hypothétique mouche, ses pensées repartent vers ses anciens compères de solitude.

Qu’est devenu ce Djamel au langage fleuri des banlieues, 20 ans mais petit garçon qui jouait au gros dur ? Il a su qu’après quelques errances lyonnaises, il avait trouvé une bonne place dans une boulangerie de Voiron, et qu’il avait rencontré une petite suédoise, finlandaise, islandaise, il ne sait plus. Les dernières nouvelles datent de l’été dernier où il profitait de vacances du côté des îles Chausey ou quelque chose comme cela… Comme sa vie avait bien changé à ce gamin ! Un sourire éclaire son visage : il le revoit descendant l’escalier dans ses vêtements à lui, le " bouffon "… à pelleter comme un diable la neige pour déblayer l’aller… éclatant de bonheur dans le vent d’une course folle de skidoo canadien…

Et le Canadien, où en était-il, lui ? Il doit sûrement compter fleurette à Mélissandre d’un côté ou l’autre de l’Atlantique. Six mois d’un côté, six mois en voyage sur le vieux continent… Isabelle avait beau le tenir au courant des pérégrinations de sa sœur et du " beau François ", il avait toujours du mal à s’y repérer avec ces tourtereaux pigeons voyageurs !

Quelle faculté a un cerveau de passer d’une idée à l’autre, de revenir, de repartir !

L’idée revient : quelle sombre période, cette année-là… Oui, mais pas complètement. Il y avait quand-même eu ce fameux mariage de février aussi ! Et puis l’arrivée de sa petite filleule, Vigdìs, cette petite déesse blonde qui envoûte déjà tous les hommes qu’elle croise, à commencer par son père dès le premier jour. Un rayon de soleil que cette gamine qui promet déjà ! Son regard espiègle, son sourire enjôleur, son rire qui chante comme une cascade d’eau claire. Qu’il est fier le parrain, qui se redresse dans son fauteuil à cette pensée heureuse. Et dire qu'elle avait gazouillé ses premiers mots et avancé ses premiers pas au Ladakh, cette petite. Une graine de grande voyageuse, sans aucun doute ! Sur les dignes traces de son père, ceci étant. Parce que le Gérard, ce n’est pas le mariage qui l’a arrêté… au contraire. C’est comme s’il avait régulièrement besoin d’aller faire un tour, prendre l’air, une bouffée d’oxygène loin de sa Mado. Facile à comprendre le pote : sacrée nana, celle-là ! …

La semaine dernière, il était justement à Paris avec cette petite famille improbable, mais si attachante.

…/…

Wapiti

Le goût du sel

 
La légende est si belle et le lieu semble si impressionnant que je ne résiste pas à vous faire partager cet endroit en avant-première autant pour moi qui y serai sans doute samedi, que pour ceux d'entre vous qui ne connaissent pas. Bon voyage au coeur de la terre polonaise !

Wieliczka, à 15 kms de Cracovie

La plus vieille mine de sel du monde

"Mine de sel gemme inscrite sur la Liste du Patrimoine mondial culturel et naturel de l’Unesco. C’est l’un des plus vieux établissements d’exploitation du monde : il est en activité sans interruption depuis le XIIIe siècle. Un itinéraire touristique souterrain, d’une longueur de 3,5 km, entraîne les visiteurs dans le monde impressionnant de galeries taillées dans le sel et de chambres contenant des sculptures uniques. La plus intéressante à voir est la chapelle Sainte-Cunégonde à 101 m de profondeur, creusée à même la roche saline, avec ses lustres composés de cristaux de sel et ses sculptures de sel gris. On trouve sous terre un sanatorium. Le musée présente une exposition d’outils miniers et de documents relatant l’histoire de la mine".

POL99_031-legendes-hongroises

"Tout commence par un spectacle "sons et lumières"...

La légende raconte qu'une princesse hongroise du nom de "Kinga"
s'est mariée avec un prince polonais, et a reçu pour dote
une mine de sel magique."

POL99_050c-wieliczka

"Légende ou pas la mine est bien là".

POL99_035-chapelle-kinga

"Les mineurs polonais, très croyants, ont construit au fil des siècles plusieurs chapelles.

Il faut dire que certains vivaient sous terre plusieurs semaines,
sans remonter à la surface.

La chapelle "Kinga", la plus spectaculaire.

Construite au 17ème siècle, c'est une véritable église,

avec ses remarquables lustres en cristaux de sel !"

- Béatrice -

sources : http://www.photoway.com/fr/dest/POL99_20.html - http://fr.polandforall.com/la-plus-vieille-mine-de-sel-du-monde-wieliczka.html

 

Train de nuit Paris-Naples

Bonjour cher Peuple étrange !
Puisque c'est le temps des vacances, voici quelques souvenirs....
 
Paris, gare de Lyon, 19h. C’est l’été, un mois d’août torride partout en Europe,

Deux amoureux partent en vacances pour l’Italie du sud.

En ce temps-là, le TGV n’existe pas encore et l’express Paris-Napoli s’étire durant 30 heures, avec changement à Roma et de nombreux arrêts qui vont hacher le parcours. Elle et Lui ne sont donc pas près de poser le pied sur le sol transalpin.

Six couchettes dans un compartiment de 2ème classe partagé avec quatre autres occupants. Arrive une anglaise famille composée de Daddy-Mammy & Little girl, 10 years old. Et enfin le n° 6, un jeune homme dans la belle trentaine.pour compléter le lot

Chacun organise comme il peut son espace à dormir au confort basique. Quant aux accessoires fournis par la SNCF, ils sont comme les sandwiches du même nom : oreiller extra-plat, drap de papier-tissu riquiqui et couverture de simili-laine qui gratte… Pour Elle et Lui, la nuit prochaine n’en sera que meilleure à l’hôtel « chic » qui les attend à Naples.

A bord de l’étroit navire sur rail, Mammy, d’un seul élan, prend la barre et les commandes électriques, c’est-à-dire les faibles loupiotes du compartiment qu‘elle éteint immédiatement, sans demander l‘avis des autres voyageurs. Plongés dans l’obscurité, Elle, Lui et n° 6 qui avaient ouvert leur livre de chevet dont ils pensaient lire quelques chapitres pour faire passer le temps sont soumis sans être consultés à la loi britannique… Dicky, (c’est le prénom de Daddy) et Little girl filent doux sous la poigne de la dame de fer. Et les trois autres renoncent à protester pour éviter un climat de bagarre dans cet espace restreint.

Inévitables ronflements des bienheureux que rien n‘empêche de dormir. La houle bruyante secoue les ferrailles disjointes qui dansent et chahutent en cadence et seule, la pauvre Elle, qui ne peut trouver le sommeil que dans le calme absolu, compte, en fait de moutons, toutes les gares où s’arrête le train au cours de cette nuit interminable.

Et l’aube pointe à peine lorsque Mammy remonte d’un geste autoritaire le store du compartiment, réveillant du même coup les dormeurs, à l’exception de Dicky, habitué aux manières de sa douce compagne.

Les voyageurs entr’ouvrent leurs yeux voilés sous les paupières alourdies par des heures d’un sommeil agité. Mammy a sorti d’un sac à ouvrage un morceau de chaussette sur cinq aiguilles, dont elle reprend frénétiquement la confection. L’hiver sera froid car la femme blanche tricote de la grosse laine !

Vintimille, les douaniers italiens circulent dans le couloir du wagon en frappant à chaque compartiment pour vérifier les passeports. Dicky dort encore.

C’est maintenant au tour du contrôleur du train de récupérer les oreillers-draps-couvertures-propriétés-SNCF. Chacun s’exécute et remet sa literie à l’employé qui tape sans ménagement sur l’épaule de Dicky enfoui dans son grabat : celui-ci se relève péniblement, l’œil torve et les cheveux ébouriffés pour se faire retirer d’un geste brusque oreiller-drap-couverture en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire !

Elle, Lui et n° 6 ne peuvent s’empêcher de pouffer de rire en voyant le tableau.

Vu la promiscuité de l’espace, il n’y a rien de plus démoralisant que d’assister au réveil de ses compagnons de la nuit dont la mine chiffonnée, le teint blafard et la bouche pâteuse présentent un triste tableau qui renvoie à sa propre image, guère plus reluisante…

Une rapide et très succincte toilette de chat, brossage de dents et recoiffage redonnent un peu de fraîcheur à l’ensemble.

- Mammy profite de ce que son Dicky est enfin revenu à lui pour l’envoyer acheter tout ce qu’il faut pour un léger breakfast dès que le train s’arrête dans une station. Il revient souriant, mission accomplie, comme un brave toutou…

Pour les autres, suit un café corsé dont les italiens ont le secret pour affronter la suite du trajet tout en admirant les paysages variés de la côte italienne.

Branle-bas chez les British qui sont arrivés à destination, Portofino, lieu de vacances rêvé pour se laisser dorer au bord de la Rivièra si, toutefois, captain Mammy autorise une certaine paresse sous le chaud soleil italien…Good bye, so long.

Les couchettes ont été relevées et le compartiment a repris son aspect du jour, où cinq places assises sont désormais disponibles pour les nouveaux arrivants qui prennent possession des lieux.

S’installent, en face et à côté d’Elle, Lui et n° 6, une mamma et sa fille et un couple de touristes allemands. Il fait une chaleur d’enfer, la matinée est bien entamée et il reste encore de longues heures avant d’arriver à Roma.

Mamma est effondrée sur la banquette, visage cramoisi, jupe relevée à mi-cuisses, armée d’un éventail qu’elle agite en poussant des gémissements, au bord de l’évanouissement. La jeune Aurora, bien plus fraîche que sa mère, se lève et va rejoindre la troupe des gars qui s’installent dans le couloir.

Ce sont des soldats italiens qui s’interpellent et chahutent dans un joyeux boucan au milieu du barda entassé à leurs pieds.

Mamma s’affole, cesse de gémir et jette des coups d’œil inquiets vers son Aurora qui a beaucoup de succès auprès des bidasses. La mère a beau crier « Aurora, vieni subito presto », la donzelle est trop contente de rire et blaguer avec ses admirateurs très empressés.

Assis bien droits sur la banquette opposée, malgré la chaleur de four, les deux germains d’un âge certain contemplent d‘un air navré la pauvre Mamma dégoulinante de sueur.

N° 6 et Lui se sont plongés dans leurs livres pendant qu‘Elle dessine sur son bloc tout ce qui l’entoure. N° 6 profite de ce que Lui est allé se détendre dans le couloir pour glisser un compliment : « Vous êtes bon en dessin » ! Le flirt n’ira pas plus loin car Lui reprend bientôt sa place auprès de sa chérie.

De longues heures plus tard, le train arrive en gare de Roma, terminus, tout le monde descend… Elle et Lui prennent un autre train qui va les mener à Napoli, première étape d’un voyage amoureux jusqu’à Sorrente, Capri, Pompéi et bien d’autres encore…On referme le carnet secret..

Bons voyages et bonnes vacances !  Fabricia, 1er août 2008

Un matin d'été

 

Que se passe-t-il ce matin ?

Tout est calme, trop calme.

 

Le petit vent du sud-est qui soufflait ces derniers jours et nous apportait ses bouffées de senteurs lacustres jusqu’au cœur du bétonnage urbain, ce souffle céleste qui permettait d’agréablement vivre à l’ombre les trente et … degrés estivaux, ce petit vent malicieux qui vous caressait si délicieusement, s’est tu. Ce matin, plus un arbre ne chuchote, plus une feuille ne frémit, pas une fleur ne danse.

 

A cette heure bien matinale, il ne fait pas encore trop chaud, juste chaud.

 

Mais l’air lui-même est devenu lourd. Lourd à respirer, lourd à supporter sur les épaules. Plus un oiseau n’ose bouger, même les insectes ont du mal à s’élever, leurs réflexes sont diminués, facile de les claquer et s’en débarrasser.

 

Le soleil est là, mais pas comme d’habitude. L’azur pur des derniers jours a laissé place aux moutons annonciateurs rapidement suivis d’un bleu laiteux qui s’épaissit vers l’occident. Soleil d’est légèrement voilé, mais non moins, voire plus, piquant, et offrant une luminosité plus diffuse et donc plus agressive.

 

L’étendue lacustre est d’un calme rare. Pas une vague, pas une ride, « mer d’huile » comme on dit. L’eau paraît elle aussi lourde. Disparu le camaïeu estival de bleus maritimes, bleu roi, bleu azur, bleu turquoise… Aujourd’hui la couleur est indéfinissable, ni bleue, ni verte, tendant plutôt vers les gris, argentée sous les rayons célestes. Elle en paraît visqueuse, eau lourde semblable à une coulée de mercure. Simple illusion d’optique car de fait elle est toujours aussi limpide, fraîche, agréable lorsqu’on se glisse dedans pour quelques longueurs de nage, ou quelques barbotages enfantins.

 

Sur la plage, déjà pas mal de monde malgré l’heure matinale. Comme si ils savaient ce qui allait arriver et en profitaient au mieux avant.

Car de cet occident de plus en plus plombé arrivent des heures mouvementées. La nature le sait, la nature l’attend, la nature nous a prévenu.

Vite, profitons de ce calme avant la tempête orageuse !

Wapiti

Food is death

 
Soran est un petit garçon de 4 ans. Il voudrait avoir envie de vivre mais il ne sait pas comment faire. Il y a un an encore, il vivait en Angleterre avec sa maman, jusqu'à ce qu'elle parte pour rejoindre les étoiles. Depuis, Soran a dû apprendre 2 langues : l'allemand car il a vécu quelques mois chez sa tante en Allemagne, puis le français car il vit maintenant chez sa mamie. Tout ça fait beaucoup trop pour ce petit garçon qui voudrait repartir en Angleterre et que tout redevienne comme avant ... avant...
Il a décidé qu'il ne mangerait plus car s'il avale quoi que ce soit, il risque de grandir et s'il grandit, c'est sa mamie qui mourra.
Tout le monde aime ce petit garçon. Il est intelligent, souriant malgré cette souffrance qu'il porte en lui, il s'intéresse à tout, il joue avec tout le monde. La seule chose devant laquelle il bloque c'est son assiette.
En ce moment il passe ses journées dans un centre de loisirs où il aime venir. Cela lui permet d'oublier un peu et de retrouver son insouciance de petit garçon mais dès qu'il est 12h ou 16h, sa souffrance se ravive. Il s'est attaché à une animatrice qui l'aide à faire passer les moments de repas en instants de joie. On dirait qu'elle est en train d'y arriver, Soran accepte de manger 3 morceaux de viande, un morceau de fromage, une cuillère de yogourt. Seule Claire arrive à obtenir ce résultat. Il voudrait la monopoliser à chaque instant mais elle fait très attention de ne pas devenir le centre de son monde, parce que juillet ne dure qu'un mois et ensuite, ce petit garçon repartira dans son univers, sans elle. Chaque bouchée qu'avale Soran est un vrai cadeau pour tout le monde, même pour les autres enfants qui pourtant ne savent pas. Et il est très fier et répète plusieurs fois dans la journée qu'il a bien mangé.
 
Petit garçon, même si pour l'instant la vie te paraît souvent amère, je te promets qu'un jour les nuages qui cachent le magnifique soleil dans ton coeur se dissoudront, et alors, tu sauras qu'il n'y a rien de plus beau que la vie.
 
- Béatrice -
 

Premiers souvenirs de voyages (suite)

 

Pour faire plaisir à une amie qui m'est chère et me l'a demandé Clin d'oeil... et peut-être pour le plaisir d'autres lectrices ou lecteurs...


 

Un TGV file à vive allure.

Dans un des wagons, côté fenêtre, Gérard oublie de regarder la belle et douce France qui défile sous le chaud soleil d’été. Il feuillette précautionneusement un petit cahier vert.  A l’intérieur, au crayon papier, une jolie écriture ronde d’écolière…

Gérard poursuit sa lecture qui le transporte deux années plus tard :

 

« Voyage en Alsace

 

Levées à 5h du matin, Maman et moi sommes parties à 6h pour rejoindre ses élèves et partir en car en direction de l’Alsace.

Notre itinéraire nous emmène d’abord en Suisse.

 

La Suisse

La capitale de la Suisse, c’est Bern. En Suisse on parle le français, l’allemand et l’italien.

C’est un joli pays montagneux couvert de forêts et d’alpages. Au pied des montagnes s’étendent de nombreux lacs.

Nous avons longé le lac Léman noyé dans la brume matinale avant de nous enfoncer dans la Gruyère. C’est une région très verdoyante, couverte de pâturages avec de nombreux troupeaux de vaches. La production du lait est sa principale activité. Avec le lait on fabrique surtout le fromage de Gruyère et du chocolat.

Nous nous sommes arrêtés à Broc pour visiter la chocolaterie Nestlé.

 

La fabrication du chocolat

C’est en 1819 que François Louis Cailler construit une petite fabrique de cacao et de chocolat. En 1898 on commence la fabrication du chocolat au lait à Broc. Puis Cailler s’associe à Kolher Peter et Nestlé. Cette usine produit une grande variété de chocolats fins et délicieux, ainsi que du Nesquick. Le chocolat est fabriqué à partir de fèves de cacao. Le cacaoyer est un petit arbre originaire de l’Amérique du Sud.

 

Un peu plus loin sur la route, nous visitons le zoo de Bâle.

Le zoo de Bâle

Bâle est une ville Suisse située sur les frontières allemande et française.
Le zoo est aménagé dans un grand espace vert de la ville. Il est bien aménagé et renferme une grande quantité d’animaux de toutes sortes. Dans le vivarium nous avons pu admirer de nombreux poissons multicolores dans un décor sous-marin magnifique, ainsi que des reptiles : crocodiles et vipères… La volière : dans une immense serre se trouvait un énorme palmier et des plantes tropicales magnifiques, de multiples oiseaux aux couleurs, aux formes et aux cris variés. Un merle parlait en allemand et disait aussi « Allô ». Il y avait aussi des singes, des flamants roses et pleins d’autres animaux. Des éléphants promenaient des enfants sur leur dos.

 

Enfin nous sommes retournés en France et arrivés en Alsace.

L’Alsace

L’Alsace se situe au nord-est de la France. C’est une plaine bordée à l’est par le Rhin qui fait la frontière avec l’Allemagne, et à l’ouest par les Vosges, montagne ancienne. Sur les coteaux des Vosges s’étalent les nombreuses vignes qui donnent des vins très connus et appréciés par le monde entier.

Nous avons pu voir le long de la route d’immenses champs de fleurs jaunes : le colza qui sert à faire de l’huile de colza, et de nombreuses scieries qui exploitent la forêt vosgienne.

Puis nous avons pris « la route des vins » (entre Colmar et Sélestat) qui serpente à travers les vignes, au pied des Vosges.

Nous nous sommes arrêtés à Riquewihr, petit village où nous avons pu admirer les magnifiques maisons alsaciennes. Ce sont des maisons à colombage : les murs sont faits avec des poutres de bois s’entrecroisant et entre lesquelles se trouve un mélange de briques et de plâtre peint. Les balcons sont magnifiques et très fleuris.

A Riquewihr nous avons visité un atelier de tissage où une dame nous a expliqué comment fonctionne un métier à tisser pour faire des tissus.

 

Les cigognes

Nous les avons vues au zoo de Bâle puis sur la « route des vins » dans une réserve. Ce sont des oiseaux blancs aux grandes ailes à bouts noirs. Elles sont considérées par les Alsaciens comme des oiseaux porte-bonheur. Ce sont des oiseaux migrateurs qui arrivent en Alsace au printemps. Elles font leur nid sur les cheminées des maisons avec des branchages de vigne. La cigogne se nourrit de lézards, de grenouilles, souris, etc. L’automne, elle part vers l’Afrique du Nord. Les cigognes sont des oiseaux en voie de disparition. Aussi elles sont protégées. On en élève dans des enclos.

 

Nous avons passé la nuit à Sélestat, qui est aussi une jolie petite ville avec des maisons à colombage. Le lendemain, nous avons continué notre route, jusqu’à Strasbourg

 

Strasbourg

C’est à Strasbourg que Gutenberg inventa l’imprimerie et que fut créée « la Marseillaise », notre hymne national.

Strasbourg est traversée par le Rhin. Une rive du Rhin est française, en face c’est l’Allemagne. Le Pont de l’Europe relie les deux pays.

A bord d’une vedette, nous nous sommes promenés sur le Rhin et ses canaux. Nous avons passé deux écluses. Nous avons vu le port pétrolier qui reçoit du pétrole brut, une usine de pâte à papier, le chargement d’une péniche en charbon.

A Strasbourg, nous avons visité la cathédrale. Elle est du style gothique. Elle est célèbre par sa flèche haute de 142 mètres. A douze heures, son horloge astronomique est animée par une série d’automates, dont un coq qui bat des ailes et lance trois fois son cocorico. Nous avons pu assister à ce spectacle surprenant.

 

Notre voyage se terminait, ils nous fallait reprendre la route pour notre Savoie.

Seul regret : la vedette qui nous a emmenés sur le Rhin ayant une heure de retard, nous n’avons pas pu visiter la distillerie Kronenbourg à côté de Strasbourg. Dommage ! Mais j’ai quand même appris que la bière est fabriquée à partir d’eau, d’orge fermée et de houblon, plante cultivée en Alsace.

 

Ces deux jours de voyage scolaire avec l’école de Maman étaient très intéressants. J’ai appris plein de choses que je pourrai raconter à mes camarades la semaine prochaine. »

 

L’écrivaine a grandit et la calligraphie s’est affirmée. Le style a changé, mais toujours pratiquement sans faute. Moins d’illustrations dessinées, plus de collages informatifs.

Gérard referme le cahier et se prend à rêver que sa petite Vigdìs en fera autant dans quelques années…

Persuadé qu’un tel trésor de cahier ne pouvait avoir été abandonné volontairement dans ce wagon, il est décidé à retrouver sa propriétaire pour lui rendre son cahier de souvenirs. Mais que sait-il d’elle ? Elle s’appelle Aude Chichen, habite en Savoie, a maintenant 10 ans, une maman enseignante, de la famille à Paris. Les recherches s’annoncent délicates… une aiguille dans une botte de foin, une petite fille dans un coin de France…

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Quelques centaines de kilomètres plus loin, quelque part en France.

Au cœur d’une colonie de vacances, une gentille animatrice essaie de consoler une fillette en larmes qui ne retrouve pas son petit cahier vert sur lequel elle devait chaque jour écrire ses souvenirs de vacances… Ce petit cahier auquel elle tient tant, dont elle est si fière et qui aurait dû être son rituel rassurant quotidien dans cette expérience tellement nouvelle de 3 semaines en colonie, loin de toute famille.

 

Wapiti

 

Premiers souvenirs de voyages

Quelque part en France, un TGV file à vive allure.

Dans un des wagons, côté fenêtre, Gérard (en déplacement professionnel) se penche pour récupérer du bout des doigts son crayon qui a glissé entre son siège et la paroi. Ses doigts rencontrent un objet incongru qu’il extrait de sa cachette.

C’est un petit cahier d’école à la couverture verte, de toute évidence plus tout jeune mais conservé avec soin.

Gérard l’ouvre délicatement, et tourne avec précaution les premières pages.

A l’intérieur, au crayon papier, une jolie écriture ronde d’écolier, agrémentée de quelques dessins et collages.

Gérard commence à lire et sourit…

 

 

« Cahier de souvenirs - Vacances à Paris

 

Je suis partie après le repas avec Tatie B, Tonton JP et Papa. C’était dimanche.

Tonton JP conduisait très bien sa voiture rouge.

Dans les champs, j’ai vu des vaches, des poules, des moutons et des chevaux. Il y a avait de la vigne sur les collines. Dans quelques champs, il n’y avait plus d’herbe. Papa m’a expliqué ce que c’était un château d’eau.

Je me suis endormie un peu avant l’autoroute.

Après, nous nous sommes arrêtés à une station pour goûter. J’ai mangé un morceau de brioche et j’ai bu du thé au citron.

J’ai vu beaucoup de lumières et des tunnels minuscules et d’autres qui n’en finissaient pas. Il faisait nuit quand on est arrivé à Paris.

 

Lundi matin, Tatie B et moi on a fait les lits, la vaisselle, on a donné à boire aux fleurs et on a fait les courses.

L’après-midi, on a pris le métro pour aller voir la tour Eiffel. Elle est toute grise, elle est grande, elle a quatre pieds, elle est très belle. Pour aller au premier étage, j’ai pris l’ascenseur. C’était joli.

J’ai donné à manger des crêpes aux moineaux et aux pigeons.

Il faisait froid et gris. Nous sommes rentrées pour le goûter.

A six heures et demie, il neigeait sur Paris.

 

Mardi, Tatie B et moi on a fait les courses au marché.

On a acheté : des poireaux, du pain, de la viande, trois chocolats liégeois, des carottes et des pommes de terre.

Après j’ai épluché les carottes et les pommes de terre. C’était facile.

L’après-midi on est allé au musée Grévin. Il nous ont faire voir de la magie. On est allé dans une autre pièce où il y avait des étoiles, des singes, des statues, des lumières de toutes les couleurs et des papillons. J’ai vu Mireille Matthieu, Bernard Hinault et Jacques Martin en cire.

 

Mercredi, Tatie B et moi on a fait les courses au marché. On a acheté : des artichauts, un très gros croissant au jambon et au fromage, et du fil vert pour réparer mon pantalon.

L’après-midi, on a pris le métro pour aller au jardin d’acclimatation.

On est allé voir les glaces ; on se voyait soit bébé, soit mince, soit géant, soit énorme.

Ensuite on est allé sur la rivière enchantée en barque. La barque avançait toute seule.

On est aussi allé voir les manèges ; ils étaient jolis.

Après on est allé voir les singes, les tourterelles, les canards, les oies, les poneys, les chevaux, les moutons, les cochons, les ours et les poules. On leur a donné du pain à manger.

Puis j’ai fait quatre tours de manège, une fois toute seule, trois fois avec un autre enfant. Je suis montée dans un avion, un éléphant, un voilier et une vedette.

Ensuite, je suis allée voir Guignol. C'était drôle.

Après on a pris le petit train.

 

Jeudi, Brigitte et moi on a fait les courses au marché. On a acheté : du lait, du beurre, du coton.

L’après-midi, on est allé dans un grand magasin. Il était beau. Dedans, il y avait une belle confiserie. Il y avait : des smarties, des sapins, des dragées, des mars, des poissons, des chocolats, des sucettes, des pâtes de fruits et plein d’autres bonbons.

Ensuite, on est allé acheter un peigne et un album photos. Puis on est allé dire au revoir aux gentilles dames des bonbons que Tatie B connaissait.

Sur le chemin du retour, on a encore acheté deux kokos, un koko gris pour moi et un koko marron pour mon frère.

 

Vendredi après-midi on est allé au Pont Neuf pour aller sur un « bateau-mouche ». Un monsieur nous a fait voir Notre-Dame, la tour Eiffel, un château avec quatre tours : c’est la Conciergerie. La première tour avait une grosse horloge. La deuxième, les rois et les reines habitaient dedans. La troisième tour c’était où on mettait le trésor. La quatrième, c’était où on mettait les condamnés à mort pour les faire parler.

On est passé sous vingt-deux ponts.

Le soir nous sommes allés manger chez les parents de Tonton JP.

Après le repas, on est allé chercher Mamie au train.

 

Samedi après-midi on est allé au zoo. On a vu : des singes, des phoques, des otaries, des crocodiles, des éléphants, des hippopotames, des flamants roses, des canards, des ours, des buffles, des girafes, un âne, des lions, des chamois, des perroquets, des cygnes noirs et beaucoup d’autres animaux.

Ensuite, on est allé à la gare de Lyon pour prendre nos billets. Mamie et moi, on est montées dans le train pour rentrer chez nous.

Fin »

 

Paris001  Paris002  Paris003  Paris004bis

 

Une date clôt cette page et permet à Gérard de faire un calcul avec la petite étiquette de la première page… Il semblerait qu’il vienne de lire le premier carnet de voyages d’une petite Aude Chichen de 7 ans 1/2.

Des débuts d’écrivaine-voyageuse prometteurs, non ?

 

Wapiti

 

Jeu de piste au père Lachaise (fin)

                                          Jeu de piste  au Père Lachaise    (fin)

17 heures devant l’entrée du père Lachaise. Trois équipes sont déjà arrivées pour ne pas recevoir les 5 points de pénalités pour dépassement de temps. A 17 heures 05, l’ « équipe Bougainville » arrive, 5 minutes après l'heure de fin.

Lahaut :  Vous voilà enfin !! Vous arrivez après l’heure prévue donc vous avez 5 points de pénalité !!

Aristomakos d’une mauvaise foi évidente : Non non !! A ma montre il est 16h59 !

Wapiti :  Il a raison ! A ma montre il est 16H58 !!

Gitanita : Et à ma montre il est 16H57 !!

Yann : Et à ma montre il est 16 H56 !!

Lahaut : Ben voyons !! Et je parie que la montre d’Anne indique 16H55 !!

Anne regardant sa montre :  Ben non ! A ma montre il est 17H05 et de plus je l’ai réglée à l’heure juste ce matin !!

Lahaut : Hé !hé !hé !

Aristomakos, Wapiti, Gitanita et Yann regardent d’un mauvais œil Anne pour sa nouvelle bourde !!!

Lahaut : Alors  avez-vous réussi à résoudre toutes les énigmes ?

Wapiti : Presque toutes sauf une ou deux !! Mais grâce à Aristomakos qui est notre chef bien aimé, on était bien organisé !

Gitanita :  C’est notre grand chef adoré !

Wapiti : Notre grand chef spirituel bien aimé!

Gitanita :  Notre grand chef vénéré adoré !

Yann : Bon bref, on était une équipe soudée !!!

Anne :  Ha bon ?! C’est bizarre car je n’ai pas de soudure sur moi !!!

A 17heures 10, l’équipe « Paul Emile Victor » arrive.

Lahaut : Ah vous voilà enfin !! Vous êtes la dernière équipe à revenir !! Il est 17H 10 ! Vous avez donc aussi 5 points en moins !!

Albert d’une mauvaise foi évidente : Non non ! A ma montre il est 16H59 !

Beatrice : hé chéri chéri ! A ma mo..

Lahaut coupant la parole de Béatrice :  Oui je sais ! A ta montre il est 16H58 !! On ne me la fait plus !! Ma montre indique 17H10 et donc vous avez 5 points en moins !!! (puis d’une voix plus forte, à toutes les équipes) TOUT  LE MONDE EST ARRIVE. MAINTENANT ON PEUT TOUS SE DIRIGER VERS LE BAR « SAINT AMOUR » QUI EST UN PEU PLUS LOIN !!!

Wapiti à Aristomakos  : Le bar Saint Amour ? C’est un beau nom, n’est ce pas Aristomakos ?

Gitanita à Aristomakos : C’est peut être un nom prédestiné, n’est ce pas Aristomakos ?

Aristomakos : Oui en effet !! Il se pourrait que je fasse un choix délicat tout à l’heure !!

Wapiti à Gitanita : C’est moi qu’il va choisir !!

Gitanita à Wapiti : Pas du tout ! C’est moi sa prétendante  !!

Les 10 équipes se dirigent vers le bar et s’y installent à l’étage. Pendant que Lahaut corrige toutes les copies, les conversations entre les différentes équipes commencent...

Beatrice à Wapiti et Gitanita :  Alors ,chéries chéries, qui a remporté les faveurs du beau mâle ?

Wapiti : Il a dit qu’il fera un choix délicat tout à l’heure mais je pense que je lui ai tapée dans l’œil car il m’a fait un sourire avant d’entrer ici !!

Gitanita : Mais non, c’est moi qu’il préfère car il m’a fait un clin d’œil sur le chemin du bar !!

Beatrice :  Hé chéries chéries, ne vous excitez pas trop car il se pourrait qu’il y ait une troisième pouliche sur le coup !!

Wapiti et Gitanita : Ah ! Qui ça ?

Beatrice : Hé chéries chéries, ouvrez les yeux !!  Elle est devant vous !... Moi tous les beaux bruns, j’en fais mon quatre heures !!!

A ce moment là, Aristomakos passe à côté du trio et Béatrice l’interpelle :

Beatrice : Hé chéri chéri, je m’appelle Béatrice et je suis copine de ces 2 là !!! (en pointant du doigt Frédérique et Emilie )

Aristomakos : Bonjour !! Ah oui je me souviens !! Vous avez discuté quelques minutes pendant le jeu avec Frédérique !! Et j’ai remarqué que vous aviez une légère ressemblance avec...

Beatrice l’interrompt : Oui je sais ! On me dit souvent que Sharon Stone me ressemble mais je n’y peux rien !!!

Aristomakos : Non !non ! c’est avec une autr…

Beatrice l’interrompant de nouveau ….. ou avec Angelina Joly... mais bon, chéri chéri, ce n’est pas important j’ai l’habitude d’être comparée aux plus belles femmes du monde mais un homme aussi charmant que toi ne peut se satisfaire de femmes quelconques alors qu’en ce moment… je suis libre à toute proposition !

Benoit qui est juste à proximité du groupe a entendu cette dernière phrase et intervient : Je sais… Beatrice …que depuis que l’on s’est rencontré tout à l’heure… tes pensées ne sont que pour moi… alors j’accepte ta proposition pour le resto ce soir et… peut être, après, si je ne suis pas trop las, on fera plus… !!!

Beatrice ébahie par son audace :  hé ché..

Wapiti coupant la parole de Beatrice et sur un ton moqueur :  Mais oui, Beatrice, tu vas avec Benoit au resto ce soir c’est une excellente idée et après… qui verra verra !!!

Gitanita dans un ton aussi moqueur : C’est quand même mieux que d’aller voir les chippendales !! hi ! hi ! hi !

Benoit à Beatrice : Je te montrerai mes muscles et je te ferai mon strip-tease du serpent !!

Wapiti et Gitanita éclatent de rire : Ah ! Ah !Ah !… oui surtout le strip-tease du serpent !!! Ah ! Ah ! Ah !

Beatrice rouge de honte et de colère prend Benoit par une oreille.

Benoit : Aïe ! aïe ! oui oui ! j’aime le sado maso !!

Beatrice à Benoit : Hé chéri chéri, il faut que je t’explique plusieurs choses... (Ils s’éloignent du groupe pour discuter sans oreilles indiscrètes)

Anne s’apercevant de ce manège rejoint le groupe.

Anne à Wapiti :  Mais pourquoi Beatrice tient-elle mon frère par une oreille ?

Wapiti :… Euh !! c’est parce qu’ il avait une crampe à l’oreille et elle connaît une façon pour l’enlever !!

Anne : Curieuse façon de la retirer  !!!

Pendant que Beatrice s’explique avec Benoit, Lahaut revient avec les résultats.

Lahaut Ouf !! enfin j’ai terminé ! Voilà le classement. Je vais commencer par la dernière équipe !! Dixième et dernière équipe avec un point c’est l’équipe « Paul Emile Victor » !!  Et encore pour le point obtenu, c’est tellement mal écrit que je n’ai pas pu déchiffrer si c’est écrit Cali ou Chopin pour l’énigme du pianiste polonais  !!! Mais dans le doute, j’ai accordé le point !!

Albert : Non non !!! J’ai bien écrit… euh... shopoing, n’est ce pas chérie ?

Berthe :  Tout à fait Albert, car moi les shampoings, je les connais bien !!!

Lahaut : Et pour le journaliste tué en 1830, ce n’est pas Léon Zitrone, c’est Victor Noir !!

Albert : Ah cela... c’est Béatrice qui a affirmé que c’était lui !!

Beatrice qui est revenue de son explication avec Benoit :  Hé chéri chéri !! Toi, tu as dit que c’était Harry Roselmack !!!

Albert : Oui mais lui, il est noir comme ce Victor !!

Pendant que Beatrice et Albert s’expliquent, Lahaut continue l’énumération des équipes...

Lahaut : ... et... En troisième position l’équipe « Bougainville » !

Wapiti un peu déçue :  C’est bien quand-même !

Gitanita un peu déçue aussi : Oui ! On s’est quand même bien débrouillés !

Aristomakos déçu : Dommage, on ne mangera pas le paquet de Pépitos !!

Anne : Zut alors ! Moi qui voulait goûter à ces gâteaux au chocolat !!

Aristomakos :  Si tu veux Anne on pourrait partir ensemble pour en acheter un et puis, ensuite, on irait  prendre un verre dans un autre bar pour être tranquille!!

Anne : D’accord !!

Wapiti et Gitanita  éberluées : Mais… ??? mais… !!!

Wapiti :  Mais, Aristomakos, Anne n’est pas plus intelligente qu’une huître trisomique !!!

Gitanita :  A la limite si on doit lui dire quand il faut respirer !!

Aristomakos : Oui je sais mais vous le savez bien, nous les hommes, on aime les femmes à grosses poitrines et tout le reste on s’en fout !!

Wapiti à Anne :  Et ton Yann de tes rêves, tu l’oublies ?

Anne : Lui ?!?!!.....   Pendant ces 3 heures de marche il n’a pas regardé une seule fois dans mon décolleté très plongeant et n’a même pas essayer de toucher mes fesses !! Alors c’est un gars trop bien, je laisse tomber !!

Puis, sur ce, Aristomakos et Anne partent bras dessus dessous vers un autre bar.

Wapiti à Gitanita :  Désolée pour tout ce que je t’ai dit sur les infirmières, je ne le pensais pas !! Tu me pardonnes ? On reste bonnes amies ?

Gitanita :  Moi aussi je suis désolée pour ce que j’ai dit sur les profs !!  Allez, on oublie tout et on reste bonnes amies (En s’enlaçant l’ une contre l’autre)

Beatrice revenant de son explication avec Albert :

Beatrice :  Mais où est mon beau brun ?

Wapiti : Il est parti avec Anne mais bon il ne m’intéressait plus !! Je n’aimais pas sa chemise.

Gitanita :  Oui. Finalement il n’en valait pas la peine !! Et puis il était trop grand pour moi !

Beatrice : Hé chéries chéries, ne soyez pas déçues, un de perdu dix de retrouvés !!!

 

Fin de l’histoire

Lahaut

Randonnée himalayenne (2/2)

 

Sumdachenmo, petit village au creux d'une haute vallée ladakhie.

 

Après la soirée prolongée de la veille, le réveil des marcheurs est ce matin tardif, tout en lenteur et légèrement douloureux pour Gérard qui accuse un peu le coup en ce quatrième jour de randonnée, ce qui ne l’étonne pas mais ne l’inquiète pas non plus : l’étape du jour sera courte.

Le temps aussi aujourd’hui a du mal à se lever. De lourds nuages s’accrochent aux sommets environnants et assombrissent la matinée. Heureusement un petit vent va dégager progressivement ce ciel et offrira une belle après-midi ensoleillée.

En « décollant » vers 11h Gérard, Dingzhong et le jeune lama se retrouvent à marcher de concert avec une famille de Français et son guide-ânier. Leur compagnie est agréable, le jeune lama amuse les enfants, et c’est ensemble qu’ils descendent le long de la rivière, la traversent et entament la montée assez raide. Le rythme est lent et les pauses régulières pour récupérer du souffle et apprécier la beauté de la dentelle d’aiguilles qui s’élancent vers le ciel, des immenses dalles rocheuses et des pierriers sans fin aux variations de violets et de verts. Univers vertical et minéral.

Enfin le sentier s’aplanit et mène tranquillement la petite troupe au camp de base sous les barrières rocheuses, au pied du prochain col. Chacun trouve alors son espace pour la nuit. C’est le temps du repos au milieu du pré de fleurs sauvages dont les étonnantes edelweiss, avec l’observation des nombreux tahrs de l’Himalaya (chèvres sauvages) qui se promènent sur les versants, et  la visite de quelques yacks.

En soirée le ciel parfaitement dégagé et sans lune offre un spectacle dont Gérard ne peut se lasser. Les myriades d’étoiles sont ici si étincelantes, semblent si proches. L’astronome amateur qu’il est se régale du spectacle dans ce ciel si pur.

 

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Le ciel s’éclaircit à peine que notre trio plie déjà ses affaires, avale rapidement un thé et se lance dans la montée à l’heure où le campement s’ébroue doucement de la torpeur nocturne, les équipes locales préparant le petit-déjeuner des trekkeurs encore endormis.

La pénombre est telle au démarrage que Gérard doit commencer à marcher à la frontale pour éviter des rencontres malheureuses avec les caillasses tranchantes à fleur de sentier. La montée est raide et malgré la fraîcheur matinale et la bonne forme physique retrouvée, il leur faudra une bonne heure trente pour atteindre les premiers le col du Dungdunchen La.

Comme à chaque col, les drapeaux à prières claquent au vent au-dessus et autour du chorten ou de l’amas pyramidal de pierres surmonté d’un mât. Comme à chaque fois, Dingzhong ou son ami en accroche une guirlande multicolore supplémentaire, accompagnant leurs gestes de prières et de ferveur. Que les vents dispersent aux dieux ces prières !

Dans la clarté croissante de l’Est qui n’a pas encore dévoilé son disque solaire, se dresse un paysage accidenté magnifique, avec une vue portant loin sur les nombreuses vallées et sommets du grand massif himalayen ladakhi, et notamment les arêtes du massif du Kang Yatse, et le sommet du Stok Kangri… A leurs pieds, 1300 mètres plus bas, ils devinent au fond de la vallée encore dans l’ombre la trace lumineuse du fleuve Zanskar qui serpente au cœur des roches. Dans quelques heures ils seront sur ses berges, mais pour l’instant ils goûtent au bonheur de dominer un coin de monde.

Gérard savoure cette sensation qui le gagne souvent en montagne, une fois le haut sommet atteint : tout ce qui est à ses pieds lui appartient pour un instant, l’instant de récompense de l’effort fourni. Quelques minutes ou heures où il se sent comme détaché du monde d’en bas. Mais en résonance intérieure, une grande humilité le gagne instantanément. Il se sent alors si petit, si faible, si ignorant. Simple être humain, véritable poussière dans cet univers. Créé par une puissance supérieure, Dieu ou Dame Nature, être totalement dépendant des autres forces naturelles. Un électron minuscule parmi les composants d’une construction pluri-millénaire, véritable cathédrale naturelle.

Mani_mantra 

Om Mani Padme Oum

 

L’approche du premier groupe sort les lamas de leur méditation et Gérard de sa contemplation rêveuse. Il est temps de reprendre pied sur terre, de revenir à sa dimension humaine. Sans échanger un mot ils se lèvent, reprennent leur charge et entament la dernière et très longue descente.

Celle-ci commence doucement par un bon sentier qui court à flanc de montagne, au milieu des fleurs, de l’herbe rase et des roches. Nos marcheurs y croisent quelques belles marmottes et une harde de bharals, ces bouquetins himalayens. En cheminant ils admirent encore l’incroyable variété de roches aux tons noirs, violets, verts et oranges…

Passés les alpages avec leurs troupeaux caprins et bergeries, la sente se fait ensuite plus raide et s’enfonce dans des gorges, traversant plusieurs fois le torrent qui dégringole vers Chilling. Dans cette longue descente, les genoux souffrent, les pieds butent et glissent, la fatigue se fait sentir. Une brève pause déjeuner sur les rochers au bord du torrent permet de casser le rythme et de reprendre quelques forces.

 

Enfin atteignent-ils les rives du large fleuve Zanskar et les abords cultivés et ombragés de saules et abricotiers du village de Chilling. Ils sont en avance sur le rendez-vous donné à Janghu, ce qui leur donne le temps de se reposer un peu et surtout de faire quelques achats. En effet Dingzhong en profite pour approvisionner son monastère auprès des artisans népalais de Chilling réputés pour leur travail des matériaux non ferreux comme le cuivre, l’argent et l’étain, tant dans les ustensiles de cuisine (pots à tchang et théières, bols, cuillères…) que les objets de culte (coupes, clochettes, trompes télescopiques…).

Quand Janghu arrive enfin, ils les trouve attablés avec un artisan autour de galettes de tsampa, d’un gros panier d’abricots et de bolées de tchang.

En regardant Gérard, il lui dit dans son mauvais français : « Ton femme pas toi aimera ! » et éclate de rire. Gérard rit aussi de bon cœur, il imagine bien la tête qu’il doit avoir après cinq jours de trek dans la chaleur et la poussière himalayenne. Il se sait hirsute, avec une mauvaise barbe de sept jours, les traits creusés par la fatigue réelle de cette dernière journée de marche, bruni de soleil et de poussière, les lèvres desséchées, les vêtements auréolés de gris et de brun de poussière… Méconnaissable. Quant à l’odeur qu’il doit dégager, il imagine bien qu’elle ne dérange en rien ses amis Ladakhis mais qu’elle ferait hurler d’horreur Mado.


Il leur faudra environ deux heures de trajet pour rentrer, avec la mauvaise piste qui longe le Zanskar jusqu’à son confluent avec l’Indus où ils retrouvent la route principale avant de s’enfiler dans la vallée de Phyang. Gérard apprécie alors grandement le baquet d’eau bien chaude que Lyne a préparé à son intention, ainsi que de pouvoir se raser et enfiler des vêtements propres.

 

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Le lendemain matin, Gérard prendra congé de Dingzhong et Lyne en les remerciant chaleureusement pour leur hospitalité si généreuse en leurs si simples et modestes conditions de vie. Ce ne sont pas des adieux, Gérard leur promet et se promet de revenir encore une fois.

A Leh, il retrouve avec plaisir une Mado impatiente de rentrer à Paris et sa petite Vigdís toute bronzée qui lui fait l’honneur de ses premiers pas accompagnés d’un distinct « papa » pour atterrir dans ses bras pour un gros câlin.

Alors s’entame le long trajet de retour, via la chaleur moite de Delhi et la fraîche et sèche climatisation du vol international.

 

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Et puisque me lire et fermer les yeux ne suffit pas, puisqu'effectivement ces paysages sont magnifiques et qu'il serait dommage que vous ne puissiez les entrapercevoir, quelques références photographiques :

 

š  Lamayuru – Wanla :   http://www.partirou.com/inde/ladakh/photos_trek_lamayuru-wanla.html et

                                            http://www.ona.vu/Documents/detail.php?lieu=Lamayuru&record_compteur=0

 

š Wanla – Phanjila : http://www.ona.vu/Documents/detail.php?lieu=Wanla&record_compteur=0

 

š Phanjila – Konske-La :   http://www.partirou.com/inde/ladakh/photos_trek_phanijla-camp_konkze_la.html et

                                            http://www.ona.vu/Documents/detail.php?lieu=Hinju&record_compteur=0

 

š Konske-La - Sumdachenmo : http://www.partirou.com/inde/ladakh/photos_trek_camp_konkze_la-sumda_shenmo.html

 

š Sumdachenmo – Lanak-La :    http://www.partirou.com/inde/ladakh/photos_trek_sumda_shenmo-camp_lanak.html et

                                                    http://www.ona.vu/Documents/detail.php?lieu=Sumdo%20Phu&record_compteur=0 et

                                                    http://www.ona.vu/Documents/detail.php?lieu=Lanak&record_compteur=0

 

š Lanak-La – Chilling :    http://www.partirou.com/inde/ladakh/photos_trek_camp_lanak-chilling.html et

                                          http://www.ona.vu/Documents/detail.php?lieu=Chiling&record_compteur=0

 

š cliquez sur la 1ère photo de ce carnet pour avoir un petit diaporama du trekk : http://www.ddupuis.info/articles/view.php/266/lamayuru-chilling

 

š et enfin un espace perso et un site aux photos magnifiques qui vous raviront certainement autant que moi :

                                              Papillon Voyageur (http://soniacabela.spaces.live.com)

                                              Ladakh, un pays haut perché (http://indeetnepal.blogspot.com)

 

 

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Wapiti

Jeu de piste au père Lachaise (3)

                               Jeu de piste  au Père Lachaise (acte 3)

L’équipe « Bougainville », après que Béatrice soit repartie rejoindre son équipe !

 Wapiti : Pas facile sa devinette  peut être que c’est…… euh… un menhir !!!

Aristomakos à Wapiti : Oui, pas facile !!!..... Ta copine a une légère ressemblance avec  une  grande actrice maintenant décédée… mais je ne me rappelle plus son nom… Je me souviens qu’elle avait toujours un porte-cigarette au bec !!...........  Bon bref ! Continuons notre parcours…  pour rejoindre la tombe d’Appolinaire… C’est par là !!! (en tendant le doigt vers une allée ) et, en chemin, je lirai une nouvelle énigme !!

Le groupe prend donc la direction indiquée par Aristomakos.

Aristomakos lit une nouvelle énigme :  « Allez à la rencontre de cet homme, passant par la porte de la chapelle, qui est né au 18 ème siècle puis fusillé au 19 ème, il n’était ni homme politique ni comédien  ni journaliste et pourtant, il se mouchait  souvent avec d’autres mais en général, il ne l’était plus car il passa  au dessus de cela mais il avait toujours larme à l’œil. Mais si vous avez le nez creux ou l’oreille fine vous avez dû entendre son appel à 2 reprises. Qui est ce donc  ? »

Yann : Houlala ! elle est difficile celle là !!

Anne : Je n’ai rien compris dans ce charabia !!

Gitanita : Réfléchissons un peu !! (en se grattant la tête !)

Wapiti après plusieurs secondes de reflexion : J’ai trouvé !! C’est le maréchal Ney !!

Aristomakos : Je pense que tu as trouvé… car cela va pile-poil avec les indices donnés !

Yann : Bin oui ! Au poil du Ney !! Ah ! ah ! ah !

Wapiti : Voyons Yann !! Je ne te connaissais pas comme cela ! Maintenant tu fais du Lahaut !!

Gitanita : Elle a trouvé la réponse au pif !!! Cette énigme était plus facile que celle du général Foy !!

Wapiti : C’est grâce à la très bonne lecture d’Aristomakos que j’ai trouvé la solution et tout le mérite lui en revient !

Gitanita : Gnangnangnan ! J’ai lu dans un article que le premier fantasme des hommes est d’avoir des relations avec une infirmière en blouse blanche… et justement j’en suis une !  (en faisant les yeux doux à Aristomakos)

Yann et Aristomakos en cœur : Cela doit être certainement vrai !

Wapiti oubliant les conseils de Beatrice : Je ne m’abaisserai pas à ce niveau de… euh...  « bassesse »… mais j’ajouterai qu’une infirmière est quelqu’un qui a raté les diplômes pour devenir docteur ou chirurgien !!

Gitanita :  Mais les infirmières, durant leurs études, ont appris des techniques de massage qui peuvent être appliquées à toute personne, même bien portante, pour leurs  plaisirs… et notamment pour les beaux hommes  !! (en regardant Aristomakos et parlant d’une voix suave puis… d’une voix plus autoritaire) et de plus... les profs qui n’ont pas la capacité cérébrale d’enseigner dans les grandes écoles parisiennes sont mutés en province !

Wapiti : Mais les profs ne travaillent pas ni les dimanches ni les jours fériés et surtout… ni les nuits !! N’est ce pas Aristomakos ?

Yann : Voyons les filles, calmez vous !!

Anne : Je n’ai rien compris ! Que vient il faire ce nez dans l’histoire ?

Yann : Ce n’est pas nez, c’est Ney ! Car le boulevard Ney passe par la porte de la Chapelle au nord de Paris, Ney est maréchal qui est un grade au-dessus de général et donc Ney a toujours l’arme à l’œil et on a entendu son appel, c'est-à-dire son nom, à 2 reprises dans l’énigme, est-ce clair !!!

Anne : … ????...... Ha bon ! Mon nez peut faire tout cela !!!! Et qui est-ce, cette Claire ?

Le groupe arrive sur la tombe d’Apollinaire.

Aristomakos : Bon où est ce calligramme ?

Yann : J’ai trouvé ! C’est ici !! Sur la dalle est gravé : « mon cœur pareil…… à une flamme renversée ! »

Anne : Si elle est renversée, elle va tout brûler !!!

Wapiti d’une voix douce :  « mon cœur pareil à cet homme renversant » (en regardant Aristomakos)

Gitanita d’une voix encore plus douce : « mon cœur pareil à ce prince renversant »(en s’approchant d’Aristomakos) 

Wapiti en passant devant Gitanita :  « mon cœur pareil à ce SEIGNEUR renversant »

Gitanita en passant devant Wapiti : « mon cœur pareil à ce ROI renversant » 

Yann en prenant les bras de Wapiti et de Gitanita pour les éloigner d’Aristomakos qui, ne voyant et n’entendant rien, est en pleine réflexion pour élucider d’autres énigmes : Continuons notre parcours car le temps presse et l’heure de fin de jeu se rapproche à grand pas  !!

Anne : Oui ! De plus je ne vois pas d’extincteur autour et si la flamme tombe, on sera brûlé vivant !!

Aristomakos lit une nouvelle énigme en route :

Mon premier est une partie de ce monument,

Mon deuxième est une partie de ce monument,

Mon troisième est une partie de ce monument,

Mon quatrième est un haut mais il ne faut pas l’acheter,

Pour mon cinquième la mort a toujours le dernier mot,

Mon tout est une oeuvre qui évoque le passage de la vie à la mort.

Yann en réfléchissant : Elle est encore plus dure cette énigme là !!!

Wapiti : Une partie de ce monument ???? hum ! hum ! … peut être le socle !!! Une tombe à  3 socles ???

Gitanita : Une porte d’entrée !!!  … Une sépulture avec 3 portes d’entrée ?

Anne prend la feuille et essaye de déchiffrer puis de lire les mots écrits dans l’énigme !

Anne essayant de lire un mot de l’énigme syllabe par syllabe :  Mo… nu… ment… monument !!!

Yann : Un haut sans l’acheter ??  euh … un sommet de montagne… c’est en haut et c’est gratuit !!

Aristomakos :  Peut être que c’est un pic ?

Anne continuant son déchiffrage lettre par lettre :  H… A… U…T ; voilà c’est… haut   !!!

Gitanita : La mort a toujours le dernier mot ???  Peut être que le dernier mot avant la mort  c’est … Arggggh !!

Wapiti : Ou  peut être… ourghhhhhh !!!

Anne qui déchiffre encore un mot :  M… O… R… T… mort !!! Voilà j’ai trouvé !! C’est Monument haut mort !

Gitanita : Voyons ne l’écoutons pas ! Elle doit dire encore des sottises ! Ne perdons pas de temps, continuons à réfléchir !

Wapiti :  Anne qui trouve une énigme aussi difficile ? ah ! ah ! ah !  Arrêtons de plaisanter !

Yann : Attendez !… attendez une minute !!…   (en regardant sur le plan du cimetière ) Il y a effectivement un monument aux morts dans le Père Lachaise  !!

Aristomakos : Mais oui !!! La réponse doit être cela !... Mon premier c’est MO, mon deuxième c’est NU, mon troisième c’est MENT,  mon quatrième c’est un haut mais il ne faut pas l’ H et T donc AU et mon cinquième MORT qui est le dernier mot pour toujours !! Monument au mort, soit monument aux morts !!! Bravo, Anne comment as-tu fait pour trouver ?

Anne : Euuuuh !!... J’ai juste réussi à reconnaître puis à déchiffrer et à lire les mots que j’avais déjà vus dans des revues féminines !!!

 

Laissons l’équipe « Bougainville » continuer leur parcours et retrouvons l’équipe  « Paul Emile Victor »

Albert : Alors Béatrice, que fais Tu ? On t’attend !!

Beatrice : Hé chéri chéri !! J’arrive !!! Cooool !...... Y a pas le feu au lac !! Je donnais quelques conseils à mon amie Frédérique !

Albert :  Euuuh !.... As-tu vu par hasard leurs copies et leurs réponses !!

Beatrice : Hé chéri chéri !! Je ne suis pas une tricheuse… mais j’ai entendu qu’ils parlaient d’un certain Cali  !!

Albert regardant ses feuilles pour voir où la réponse peut aller : Bon… cela doit être ce pianiste polonais (en écrivant ce nom sur la feuille) !........ Voilà une autre énigme : « Lorsque vous trouverez le point commun entre Robert Redford, les forts gros  de P. Anderson et De Niro… » (Albert ne termine pas la lecture de l’énigme) Alors là pas de problème, je connais la réponse…  c’est soit seins ou  nichons ou  poitrines ou roberts  car la poitrine de Pamela Anderson, je la connais bien !

Beatrice : Hé chéri chéri ! Cela m’aurait étonné que tu ne trouves pas cette énigme !!

Benoit : Il y a aussi buste, mamelles, pare-chocs !

Berthe : Et aussi tétons, mamelons, nénés !

Albert : Melons, pastèques, nibards !

Benoit : Lolos, air-bags, citrons !

Beatrice, atterrée, écoute ce dialogue de fous et soudain : STOOOOOOP !! J’hallucine !!!! Chéris chéris, on n’est pas ici pour un concours de synonymes de nichons mais pour un jeu de piste… alors continuons à élucider les énigmes……… (un silence de quelques secondes !)…   et de plus vous avez oublié roploplos, miches, loches, bal… (Beatrice s’interrompant d’un seul coup et se prend la tête entre ses deux mains) Oh mon dieu !.... Je suis restée trop longtemps en contact avec eux !... Ils m’ont contaminée !... J’ai attrapé leur stupidité !!!

Albert : Bon ! Essayons de trouver la solution d’une autre énigme !!! En voici une autre :  «  Maintenant parlons chiffres, au nord-est de la Loire et au sud-ouest de la Seine Saint Denis,  vous trouverez ce journaliste, Yvan Salmon, gisant sur son tombeau tué par un coup de pistolet en 1870 par Pierre  Bonaparte »… Je dirai...  euh…Harry Roselmack ? 

Berthe :  Euh… Roger Gicquel ? 

Benoit :  Euh… PPDA ?

Beatrice : Hé chéris chéris ! On a dit mort en 1870 !!!! … donc je pense à… euh… Léon Zitrone ?

Albert : En dessous de l’énigme, il y a  un complément d’information :  « Cette tombe est devenue une sorte de symbole de la fécondité. La responsabilité en incombe au sculpteur qui a mis en relief, de façon très expressive, certaine partie de l'anatomie du jeune homme, devenue l'objet de fréquents attouchements »

Beatrice : Hé chéris chéris ! Ces énigmes ne parlent que de sexe !!! J’ai l’impression d’être dans un sex-shop !

Albert : Oui et j’aimerais bien aller voir le gourdin de ce journaliste  !!!

Berthe : Voyons chéri ! On ne  dit pas gourdin mais phallus, verge ou pénis !

Benoit : Ou quéquète, zeub, concombre !

Albert : Et aussi bistouquette, Popaul, joystick, matraque, banane...

Beatrice se parlant à elle-même : Chérie chérie de moi-même !... J’y crois pas  !!! Je suis dans une équipe de demeurés !!!… Je rêve ou quoi ???…  Je vais me taper la tête contre cet arbre pour savoir si je n’hallucine pas !!!!

Béatrice se rapproche d’un arbre et commence à se taper la tête dessus. Albert, Berthe et Benoit, voyant cela, arrêtent aussitôt leur narration de synonymes et regardent avec de grands yeux ébahis Beatrice se tapant la tête contre un arbre.

Berthe : Pauvre fille ! Elle, si gentille, qui me paraissait tout à fait normale toute à l’heure à l’entrée du cimetière !

Albert : Peut être qu’elle n’aime pas les arbres !!!

Béatrice n’entendant plus la liste d’énumération de synonymes s’arrête et se rend compte que la famille la regarde étonnée.

Beatrice :  Euh !! …… Chéris chéris, euuuuh… j’…  euuuuuuh… j’avais un moustique sur le front et il fallait que je l’enlève !

Albert : Vous avez une drôle de façon, dans le sud, de chasser les insectes !!!

Berthe : Oh !! Votre coiffure est toute défaite !!! Attendez je vais arranger cela !! (en prenant la tête de Béatrice et en remettant en place les quelques mèches déplacées !) … Voilà c’est fait !!! Mais vous savez nous, à Paris, quand on est dérangé par des moustiques, il suffit d’un geste de la main pour faire fuir ces bestioles !

Beatrice : Hé chérie chérie !… je vais… euh… (voulant dire ce qu’elle pensait d’eux mais se ravisant au dernier moment)  euh !… retenir ton conseil pour le prochain moustique !!

Albert : Bon, continuons nos recherches !

Albert et Berthe s’éloignent.

Benoit à Beatrice :   poulette ! A cette époque il n’y a pas de moustique…… Oui, je sais… depuis le  départ du jeu…  tu fantasmes sur moi…  Alors ne t’excite pas sur ces arbres… Garde ton tonus pour ce soir, pour jouer avec la partie en relief de mon anatomie qui deviendra l’objet de tes attouchements  !!

Beatrice : Hé chéri chéri !!  Arrête de rêver et va lire « Oui-Oui » qui est pour ton âge !!.... Non mais !!..... Il se prend pour qui, ce nain de jardin ?..... Pour Fonzie dans « Happy days » ?!?!?!

 Lahaut


Randonnée himalayenne (1/2)

 

A l’unanimité de… Béatrice ! ce sera donc la version longue.

Chaussez vos godillots et vos lunettes de soleil… et Lahaut, n’oublie pas ton bob ! Clin d'oeil C’est parti :

 


Mado confortablement installée à Leh, Gérard et Janghu sont rapidement revenus à Phyang pour organiser les jours suivants. Gérard avait une féroce envie de randonnée, Dingzhong et un de ses jeunes amis lamas étaient prêts à le suivre. La fin de journée fut occupée à choisir le circuit (tâche hautement complexe au vu des innombrables potentialités des alentours et des contraintes terribles de temps de notre ami Gérard !), prévoir quelques provisions et boucler rapidement les sacs.

 

Le lendemain, avant le jour, le 4x4 de Janghu reprit la direction de la verdoyante vallée de l’Indus, puis la route inoubliable entre Alchi et Lamayuru qui serpente à flanc de montagne en une succession de virages serrés, bordés de précipices impressionnants et qui dévoilent à chaque détour de nouveaux chaos aux formes et couleurs variées dans le matin grandissant.

 

Janghu a déposé la petite troupe au village de Lamayuru. Gérard et son escorte monastique ont commencé par grimper vers le gompa, l’un des plus anciens et mystérieux monastère du Ladakh, perché dans un cirque rocheux surréaliste de cheminées de fée et de mer de sable pétrifiée aux couleurs irréelles.

Autour et dans l’enceinte des temples, Gérard a pu contempler les fresques anciennes, les belles statues et sculptures, la collection de manuscrits sacrés en vitrine, les thangkas, les mandalas, les chortens,… sans oublier la grotte où Naropa, le sage Indien, médita plusieurs années avant de devenir le lama du Yuru. Dingzong, pendant la visite, n’a pas manqué de relater à son ami les contes et légendes de la création de ce monastère Bonnets Rouges fondé au XI° siècle par Rinchen Zangpo et qui abrite aujourd’hui près de 200 lamas et moinillons.

000lamayuru

plus et mieux : http://fr.trekearth.com/gallery/Asia/India/North/Jammu_and_Kashmir/Lamayuru/

 

Gérard est heureux de cette visite et de constater les rénovations qui ont eu lieu depuis son premier passage. Mais tout comme son ami, il ne peut s’empêcher d’être déçu et agacé devant la bétonisation croissante du site et son invasion touristique poussant immanquablement à la folklorisation de pratiques religieuses ancestrales... Il a hâte de se retrouver sur des sentiers plus naturels et plus isolés, même s’il sait que le circuit qu’ils ont choisi reste un classique des agences et qu’il y croisera probablement pas mal de groupes. Le tout est de savoir décaler les horaires et bivouacs…

 

C’est donc avant midi qu’ils partent de bon pied, pour devancer tous les éventuels groupes qui déjeunent généralement avant de débuter leur trek.

Ils descendent rapidement vers le village de Lamayuru, en prenant néanmoins le temps de se retourner pour admirer la vue sur le monastère, traversent le ruisseau avant d’entamer la montée graduelle dans la petite vallée aride qui mène au col du Prikiti-La où ils s’offrent une pause déjeuner.

Vient le temps de la descente dans des gorges étroites et labyrinthiques qui mènent au village de Shilla, rapidement traversé, avant de continuer par une large vallée verdoyante qui leur permet d’atteindre Wanla et son gompa qui domine le village, perché sur le flanc de la montagne. Une petite visite et le petit groupe s’éloigne, profitant du temps qu’il leur reste avant le soir pour mettre de la distance entre eux et les camps encore déserts mais qui seront immanquablement envahis pour la nuit.

Au terme d’un peu moins de 5 heures de marche, la tente est dressée au milieu de nulle part, mais au calme. Il fait bon. Gérard est content des sensations qu’il retrouve, il semble avoir la forme, se réjouit d’avoir arrêté de fumer dès le moment qu’il avait su devenir père, et ne craint pas les problèmes liés à l’altitude, bien acclimaté depuis une semaine. Ce trek commence donc sous les meilleurs auspices.

 

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Levés avec le jour, les trekkeurs se réveillent autour du petit gaz et d’un thé bouillant accompagné d’une galette d’orge. Ils reprennent leur chemin sur la rive droite de la rivière Yapola, et atteignent bientôt le village de Phanjila, véritable oasis où le jeune lama retrouve un cousin qui les invite à une pause gurgur tcha et abricots.

Pour ne pas perdre leur précieux décalage avec les groupes et leur sereine solitude, ils ne s’éternisent pas en ces lieux de quiétude, et repartent pour s’enfiler dans une vallée étroite où le sentier coupe sans cesse le torrent et les conduit lentement jusqu’au village de Hinju entouré de champs d’orge.

A l’ombre d’un saule, assis sur un muret de pierres, ils apprécient de manger enfin un morceau et la présence d’enfants rieurs surpris de cette équipée peu ordinaire : un occidental portant seul son barda, sans ânier mais accompagné de deux lamas.

Après Hinju, la douce et très longue montée les mène dans un paysage qui devient à nouveau aride et offre des couleurs de roches variées et encore sublimées par les jeux de lumière provoqués par les nuages.

Ils dressent leur bivouac en amont d’Hinju, espérant que personne n’aura l’idée de monter jusque là. La chance semble avec eux et seuls quelques spécimens de la faune sauvage viendront leur rendre une brève visite. L’atmosphère s’est rafraîchie, faute à l’altitude un peu plus élevée, à plus de 4000 m, et au bref orage qui a crevé le ciel en fin d’après-midi. Mais rien ne peut gâcher le plaisir de Gérard.

 

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En ce troisième jour de trek les attend leur premier grand col : le Konske-La qui flirte officiellement avec les 5000 mètres d’altitude. En suivant un petit cours d'eau notre trio rejoint un alpage parsemé de géraniums, campanules et autres espèces florales croisées dans les vallées alpines. L'ascension devient alors plus raide pour les mener en plus de 3 heures au col où ils s’offrent une longue pause admirative.

Gérard se délecte de ce sentiment de côtoyer les nuages de col en col, de dominer ces paysages magnifiques où chaque vallée, chaque montagne offre un spectacle à la fois si différent et aussi grandiose que les précédents. De quoi faire oublier les chemins poussiéreux, le soleil aveuglant et entêtant, les pieds qui butent dans les caillasses, les passages où les cuisses semblent ne plus vouloir monter le moindre kilo, où les genoux grincent dans les descentes, les épaules sont meurtries par la charge, le souffle manque…

Après avoir profité du joli point de vue, il est l’heure d’une nouvelle descente d’abord abrupte, puis qui se fait plus douce par les pâturages. C’est là que prend naissance un ruisseau qu’ils suivent jusqu’à Sumdachenmo.

Comme à leur habitude, ils délaisse volontairement les campements installés aux abords et profitent de leurs connaissances locales pour s’installer dans le village même, sur le terrain d’un ami qui leur offre ce soir le couvert. Et, grand luxe, une bassine d’eau chaude pour le débarbouillage, un véritable confort après les ablutions quotidiennes à l’eau glacée des torrents.

Après la visite incontournable au petit gompa local, c’est une veillée amicale qui débute. Ce soir, on veillera un peu plus tard, à jouer, discuter et rire, les panses remplies et les gosiers bien arrosés de tchang

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la suite par ici...

 

Wapiti

A la bifurcation des chemins ladakhis

 

Phyang avait retrouvé son calme monastique après les deux jours de folie du « Gang sngong Tsedub ».

Il avait bien fallu une bonne journée de repos à tous, et notamment à notre petite famille, pour remettre les pieds dans les bons sabots.

 

Une journée, pas plus, avant que Gérard n’ait envie de repartir à la (re)découverte des merveilles ladakhies des environs.

Mado l’avait alors suivi une journée de plus en excursion dans cette vallée de l’Indus, à la rencontre de ces blancs ou colorés gompas si célèbres et pourtant si secrets, et de ces petits villages isolés, véritables îlots de verdure au milieu d’un monde lunaire de gris et d’ocres.

Ils avaient commencé par le plus récent et haut perché monastère de Rizong, la « forteresse de la montagne » nichée dans un cirque montagneux grandiose. En redescendant, un bref arrêt s’était imposé devant la nonnerie de Chulichen entourée de sa forêt d’abricotiers où moinillons et nonnes s’affairaient à la récolte des abricots. Dans la plaine, au milieu des champs verdoyants entourés d’abricotiers, l’ensemble remarquable d’Alchi avait mérité une longue visite de ses six temples dont les plus anciens datent du XI° siècle et qui abritent de merveilleuses fresques murales d’influence persane, des statues monumentales et des sculptures sur bois finement ouvragées. Enfin, sur la route du retour, ils n’avaient pas manqué le gompa de Likir, ni la citadelle de Basgo dont il ne reste que des ruines, deux temples et le premier mur à manis ladakhi.

 

Rizong-Alchi-Likir-Basgo

pour en voir plus et mieux :  

Rizong - http://voyages.alarracheproduction.fr/main.php?g2_itemId=665

Alchi - http://fr.trekearth.com/gallery/Asia/India/North/Jammu_and_Kashmir/Alchi/

Likir - http://fr.trekearth.com/gallery/Asia/India/North/Jammu_and_Kashmir/Likir/

 

Mado avait suivi Gérard une journée de plus… Une journée, mais pas deux. C’en était trop pour elle !

Certes Dingzhong et Lyne étaient adorables et s’occupaient merveilleusement d’eux, mais la vie à Pyang restait bien rudimentaire et la capacité d’adaptation de Mado avait atteint ses limites. Voilà quatre jours déjà qu’elle avait le sentiment de vivre, ou plutôt survivre, dans la poussière et la saleté, malgré toute la réelle propreté de la maisonnette de Dingzhong. Quatre jours qu’elle n’avait pu prendre de douche digne de ce nom, ni même se regarder dans un vrai miroir… Quatre jours qu’elle avait le sentiment de ne plus avoir d’intimité tant la promiscuité des deux familles lui pesait… L’idée de passer encore plusieurs nuits dans ces conditions l’insupportait. L’idée de devoir vivre encore plusieurs journées à s’accrocher désespérément à son siège du 4x4 dans les lacets escarpés des gorges traversées, ou pire, de randonner plusieurs heures (car Gérard avait cela en tête, elle en était sûre !) que ce soit au milieu des champs ondulants d’orge ou des pierriers acérés, l’angoissait. Elle avait sa dose de gompas et chörtens, sa dose d’« Om Mane Padme Oum », sa dose de sourires d’enfants aux joues brunies et sales, de lamas éclatants de zénitude en rouge et or, de caillasses, de paysages himalayens…

Une semaine. Il restait une semaine avant le vol du retour. Elle ne pouvait imaginer cette semaine qu’à l’hôtel si moderne et confortable de Leh, une ville où elle aurait le sentiment de pouvoir vivre presque normalement -encore que, cette « normalité » citadine ladakhie soit bien loin de son standard de parisienne !-.

Alors ce soir là, la discussion fut serrée, presque houleuse, malgré le chuchotement imposé par la présence de leurs hôtes dans la pièce voisine. Têtue comme elle savait l’être, Mado n’avait pas lâché le morceau. Sa décision était prise, et cette fois Gérard n’y pourrait rien. Restait à savoir ce que lui ferait.

 

Le lendemain matin Gérard expliqua la situation à son ami : Mado repartait vers Leh avec Vigdís pour l’attendre, lui qui comptait bien profiter plus longtemps de Dingzhong, Phyang, Lamayuru et les kilomètres de sentiers caillouteux qu’il n’avait pas encore pu fréquenter ces derniers jours.

Après des adieux très chaleureux à Dingzhong et Lyne, Mado et Vigdís ont donc été ramenées par Janghu (le frère de Dingzhong, « taxi » et guide durant ce séjour) et Gérard jusqu’à Leh où elles retrouvèrent par chance et avec bonheur la même chambre dans le moderne et confortable hôtel.

Dans les jours qui suivirent, Mado retrouva avec plaisir des petites habitudes luxueuses : longue douche chaude aux senteurs parfumées des produits offerts par l’hôtel, grasse matinée sous la couette moelleuse, petit-déjeuner continental servi en chambre, raffinement de la cuisine de l’hôtel et de quelques restaurants précédemment repérés pour leur qualité, délicatesse des soins prodigués par les mains habiles du personnel du centre de bien-être… Entre promenades tranquilles en centre-ville entre marché et boutiques, badinage avec quelques touristes aux conditions de vie similaires aux siennes, pauses lectures ou cartes postales à l’ombre rafraîchissante du jardin, elle ne s’est pas ennuyée.

 

De son côté, Gérard non plus ne s’est pas ennuyé.

Certes était-il un peu déçu de ne pouvoir partager la suite avec Mado, mais finalement ravi d’avoir retrouvé une certaine liberté, et bien décidé à profiter pleinement de ce trop court séjour himalayen…

 

la suite par ici...

 

Wapiti

Djamel aux îles Chausey (1)

Les beaux jours arrivent.

Djamel et Sólveig sortent de leur torpeur hivernale.

Les amoureux ont appris à se connaître au coin du feu.

L'hiver a été long et rigoureux.

La neige a recouvert les montagnes et les plaines.

Djamel a eu du mal à effectuer sa tournée tous les jours, mais il n'a pas voulu laisser tomber ses "petites mamies".

Sólveig lui a enseigné, non sans mal, le ski. Il est devenu un virtuose du slalom et des bosses.

Lors d'une balade, ils ont eu la chance d'assister à la fin d'hibernation d'une famille de marmottes.

Elles sont engourdies et amaigries par six mois de léthargie, leurs premières sorties sont difficiles. Durant l'hiver, bien serrées les unes contre les autres, sur un épais matelas d'herbe sèche, dans la chambre familiale, leur métabolisme s'est ralenti, leur température a chuté de plus de 30°, passant de 37° à 5°, leur cœur a battu faiblement (30 fois par minute contre 120 en éveil), elles ne respiraient qu'une ou deux fois par minute.

Marmotte des Alpes (Marmota marmota) dans les Alpes françaises

Un profond sommeil entrecoupé de brefs réveils mensuels pour aller aux toilettes.

Sólveig et Djamel ont surpris ces dormeuses pointant leur museau hors de leur terrier.

Elles commencent par une toilette minutieuse, puis elles se délectent de jeunes pousses avant d'aller conter fleurette.

Ils ont bien ri de leur courses-poursuites amoureuses, ils ont tremblé lors des combats entres mâles.

Sólveig a montré à Djamel les photos des marmottons faisant leurs premiers pas hors du terrier en début d'été.

Einar, le frère de Sigríður, donc, l'oncle de Sólveig les a invités dans sa maison de vacances sur la grande île Chausey.

Chausey, Djamel n'en a jamais entendu parler, il ne sait pas que l'on dit : les îles Chausey, car c'est un archipel composé d'une myriade d'îlots. Cet archipel est le seul qui soit resté normand et non anglo-normand comme Jersey, Guernesey et les autres.

Les voilà donc partis à Granville où les attend Einar.

Après plus de huit heures de voyage éprouvant en train, un changement de gare, la course dans les couloirs du métro, les voici enfin arrivés à Grandville.

Einar et Sólveig, qui ne se sont pas vus depuis trois ans n'en finissent pas de s'embrasser.

Djamel est présenté à Einar et la joyeuse petite troupe se dirige vers la gare maritime où est amarrée la "Jeune France" qui va leur faire traverser les 17 kilomètres qui séparent Grandville des Chausey.

Djamel est un peu anxieux, il n'est jamais monté sur un navire et il a peur de souffrir du mal de mer.

La mer est d'huile, le ciel est bleu. Même si l'équipage fume, malgré les panneaux d'interdiction, les 45 minutes de traversée ne posent de problème à aucun passager.

Sur le chemin qui les mène à sa bicoque, Einar leur raconte que le marnage (l'amplitude des marées) est de plus de 14 mètres, ce qui explique qu'à marée basse, ce ne sont pas 52 îles qui composent les Chausey, soit 65 hectares, mais plus de 365 bouts de rochers soit 40 kilomètres carrés.

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Ici, les rochers se parent de jolis noms évocateurs : la Bonne Femme, les Trois Grands-Mères, le Caillou Bouillon, le Rocher Pouillou et le Caillou Pissou, le Hibou, le Coucou, le Lézard et le Loup, la Pucelle et le Dormeur…

A Chausey, la nature est généreuse grâce à un micro-climat prodigué par le courant tiède du Gulf Stream. Et aussi parce que l'archipel est le paradis des animaux marins : poissons, coquillages, crustacés, oiseaux par milliers, mais aussi dauphins et pingouins.

La pollution est ici inconnue, la marée lessive deux fois par jour à grande eau les plages et les rochers, la plupart des îles sont considérées comme réserve naturelle.

Autre originalité, Chausey est divisé entre une petite partie publique, rattachée à la commune de Granville depuis 1804, et une immense propriété privée – dont l'entrée est “tolérée”. Entre les deux, "une frontière" est matérialisée par une barrière blanche.

Djamel est éberlué par le savoir d'Einar l'Islandais. Il faut dire qu'en matière d'île, celui-ci est bien placé pour en parler !!!

Ils s'arrêtent pour souffler à l'ombre de la chapelle édifiée vers 1850. Le dernier curé a quitté les lieux en 1981 et n'a jamais été remplacé. Il faut dire que l'hiver, seuls une douzaine de Chausiais peuplent l'île !!!

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Les voici arrivés au "Village des Blainvillais" ainsi nommé car ses maisonnettes couvertes de chaume, construites vers 1825, ont d'abord accueilli des barilleurs et des carriers de Blainville (petite ville de la côte Ouest du Cotentin) venus extraire le granit utilisé pour confectionner les pavés de Paris et de Londres, comme leurs ancêtres qui construisirent le Mont Saint Michel.

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Après avoir déposé leurs bagages, s'être rafraîchis et reposés, le trio s'en va arpenter les chemins pierreux ou sablonneux, qui serpentent entre les buissons de genêts et les touffes d'ajoncs accompagné du chant des goélands, des vagues et du vent.

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Ici, les voitures sont inconnues. Seuls circulent le tracteur qui collecte les ordures ménagères, celui  qui entretient l'île, la voiturette électrique de l'Hôtel, ainsi que la camionnette de l'épicerie.

Ils passent devant quelques maisons basses et étroites, aux murs de granit roux, aux huisseries peintes en vert et au toit d'ardoises bleu-nuit. Les jardinets sont fleuris et les pelouses tondues. Tout respire la quiétude.

Une anse de sable fin les attire. Les voici sur l'une des 6  plages de l'île.

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Vite, ils enfilent leur maillot et s'élancent dans la mer.

Djamel est saisi par la température de l'eau. A peine 18°. Mais une fois "le ventre passé", il n'y pense plus et s'amuse comme un fou avec Sólveig et Einar, habitués à la température des eaux islandaises.

Le soleil darde ses derniers rayons, il est temps de rentrer dans la bicoque d'Einar.

Après un bon dîner composé de bouquets et autres crustacés achetés aux pêcheurs locaux, les trois compères s'en vont rêver à leurs prochaines aventures chausiaises.

 

Timouss

 

 

 

 

 

 

 

Interlude au Père Lachaise ou les tactiques des femmes !!!

 
Lahaut, le commandant de bord de ce projet, ne peut pas être partout à la fois et ne sait pas tout. Alors qu'il s'affaire auprès d'autres équipes, le groupe des "Bougainville" et des "Paul Emile Victor" se croisent au détour d'une allée (j'ai pas résisté Lahaut, tu m'en veux pas ???)
 
 
Wapiti : eh Béatrice, attends, faut que je te parle, j'ai besoin des conseils d'une experte
 
Béatrice : ah chérie chérie, ça fait plaisir de te revoir, qu'est ce qui t'arrive ? mais attends ... c'est qui le beau mec là-bas avec la chemise à rayures et les petites lunettes ? quelle chanceuse tu fais, j'en aurais bien fait mon quatre heures de celui-là. Moi je suis avec une famille de dingues, le boutonneux se prend pour Georges Clowney et ne pense qu'à jouer du bambou avec son spaghetti dans ma calebasse et le père ne pense qu'à jouer des maracas avec mes mangues, une vraie famille de musiciens non mais tu te rends compte ? Quand je vais chopper Renaud, il va m'entendre celui-là. En plus la mère a critiqué ma coiffure, non mais qu'est-ce qu'elle a ma coiffure ? pourquoi tout le monde en ce moment me dit qu'il faut que j'aille chez le coiffeur ? Naturelles, c'est naturelles que les hommes nous aiment, ça j'en suis convaincue. Au fait t'as vu mon nouveau soutien-gorge que mon dernier chéri chéri m'a confectionné, tressé en macramé ? pas mal hein !
 
Wapiti : Bon Béatrice, tu peux m'écouter là. Ben justement, je voudrais te parler de lui, le gars avec la chemise à rayures. Arrrrgggghhh c'est difficile, comment dire ... comment tu ferais toi si un mec te plaisait et qu'une autre nana était aussi sur le coup ?
 
Béatrice : eh eh Wapiti ma chérie chérie, faut la jouer fine. D'abord repérer les forces et les faiblesses de la concurrente et ne pas rentrer dans la jalousie. Ne pas montrer au coq qu'il y a un combat de poules juste pour lui. Tu comprends, ils adorent ça qu'on se crêpe le chignon pour eux, alors fine je te dis, faut la jouer fine
 
Wapiti : je comprends rien, tu peux m'expliquer concrètement ?
 
Béatrice : ah chérie chérie, tu vois l'âge n'a pas que des inconvénients et un de ses privilèges c'est qu'on a vécu assez de choses pour savoir détourner les obstacles qui sont mis sur notre chemin
 
Wapiti : bref Béatrice tu pourrais faire court là, mon équipe est en train de s'éloigner
 
Béatrice : bon premièrement d'après ce que j'ai pu comprendre c'est Gitanita la concurrente. Alors là tu vois, tu n'as aucun souci à te faire parce qu'elle s'en va à des milliers de kms d'ici dans quelques jours. Ensuite chérie chérie, les hommes détestent les femmes qui leur courent après. Alors quand elle minaude devant lui, garde ton sang froid et joue les indifférentes. Intéresse toi à lui juste ce qu'il faut pour pas qu'il t'oublie, sois copine avec la conccurrente et tu verras qu'avant la fin de la journée il t'aura demandé ton numéro de portable. T'en as un au moins j'espère. Très important le portable.
 
Wapiti : et si ça marche pas ?
 
Béatrice : Chérie chérie, tu m'insultes là. 30 ans de pratique m'ont rendue infaillible
 
Wapiti : ok mais si ça marche pas quand même ?
 
Béatrice : Ah quelle grande angoissée tu fais. Tu vois un des autres privilèges de l'âge est que la confiance est plus forte. Eh eh, si ça marche pas quand même c'est que soit c'est le plus grand couillon de la terre ce gars et qu'il vaudra mieux pour toi que t'ailles voir ailleurs, soit que j'aurais fait exprès de t'enduire d'erreur parce que moi aussi je le  trouve bien mignon ce garçon, ah ah ah
 
Wapiti qui ne sait plus quoi penser : eeeeuuuuuhhh
 
Béatrice : t'inquiète chérie chérie je plaisante
 
Wapiti retourne en courant auprès de son équipe. Béatrice prétexte un besoin urgent à soulager et file aussi du côté de l'équipe des Bougainville.
 
Béatrice : ah Gitanita, quel plaisir de te revoir
 
Gitanita : hola Béatrice ça va ? Je te présente Aristomakos qui  fait équipe avec MOI
 
Béatrice : Aristo Mac Os ? Est-ce là le dernier burger sorti par le célèbre fast-food ? ... Non je plaisante!!! Quel plaisir. J'ai une devinette des plus insolites à vous proposer, écoutez bien : mon premier est l'autre qu'un jour Jésus a tendue, mon deuxième est le mot qui désigne la colère d'antan et mon tout est une sensation merveilleuse que seule une femme garantie "30 ans d'expérience" pourra vous faire découvrir
 
Béatrice envoyant un baiser à Aristomakos s'éloigne sur cette énigme laissant Wapiti éberluée et le beau brun en pleine ébullition cérébrale !!!
 
- Béatrice -
 
 
 

Jeu de piste au père Lachaise (2)

                                          Jeu de piste  au Père Lachaise (acte 2)

Equipe « Bougainville » - Pendant qu’Aristomakos est parti chercher les énigmes :

Gitanita à Wapiti : J’ai vu ce beau brun la première et donc il est pour moi !

Wapiti à Gitanita :  Je suis en contact avec lui sur Vf depuis des années alors il est pour moi !

Gitanita : Alors, chacune pour soi et que la meilleure gagne  !!

Wapiti : Ok !

Anne à Yann : Pourquoi  a-t-on  un nom de livre et les autres ils ont 3 noms pour leur équipe ?

Yann : Comment cela ?

Anne : Nous on s’appelle "bouquin de ville" et les autres Paul et aussi Emile et aussi Victor !!

Yann : Notre nom d’équipe c’est Bougainville, qui est le nom d’un célèbre navigateur français du 18ème siècle, et eux leur nom d’équipe c’est Paul Emile Victor, une même personne, qui est un explorateur français du 20ème siècle !

Anne : Waouh !! Qu’est-ce que tu en connais des choses !!! (en se rapprochant de Yann)

Aristomakos revient avec sa pochette remplie de 3 feuilles d’énigmes et de 3 plans du cimetière. Il lit la première énigme : 

Aristomakos : Mettez les noms sous les photos de  leurs sépultures respectives : « Raspail, Thiers, Parmentier, Héloise et Abelard, Appollinaire et  Général Gobert », puis sur l’une des tombes il faudra trouver et compléter ce calligramme :  « Mon cœur pareil ……… »

Gitanita : Qu’est ce que tu lis bien !!! (en s’approchant d’Aristomakos)

Wapiti : Je pourrai t’écouter pendant des heures !! (en passant devant Gitanita)

Yann : Je pense qu’il faudrait repérer les emplacements des tombes sur le plan avant de partir n’importe où !

Anne : Ecoutons Yann. Il doit avoir raison ! C’est un homme cultivateur !!

Wapiti : Je pense que c’est plutôt un homme cultivé !

Gitanita : Comme l’est Aristomakos !!

Wapiti : Aristomakos en plus d’être cultivé doit être aussi très intelligent vu qu’il est professeur !!

Aristomakos : Euuuuh !! …… D’après le plan, le tombeau d’Héloise et Abelard est le plus proche. Allons-y et durant la route nous résoudrons d’autres énigmes !

Yann : C’est par ce chemin pour y aller ! (en montrant du doigt une voie goudronnée)

Aristomakos lit une énigme en marchant :  « Imaginez que vous êtes à Fort Boyard et que vous avez déjà récolté 5 indices : Peur, Mauvaise, Croyance, Ville, Organe ». Quel est le point commun de tous ces mots ?! »

Anne : Ha bon ! On est à Fort Boyard, moi qui pensais que l’on était dans un cimetière ?........ alors où est Passe-Partout ?

Yann : Anne c’est juste une supposition pour faire l’énigme !! Il faut tout simplement trouver un mot-clé reliant ces 5 mots !

Anne : Bin oui !! il faut chercher Passe-Partout car c’est lui qui a toutes les clés dans son trousseau !

Aristomakos  en réfléchissant : Pas facile !

Wapiti :  Pour le moment cela ne fait pas tilt dans ma tête !

Gitanita :  Heu… je pense que c’est le général Foy…  pour peur c’est "avoir les foies", la mauvaise foi, la foi pour la croyance, la ville de Foix et le foie pour l’organe !!

Aristomakos : Ma foi… c’est bien cela, bravo Emilie !!

Gitanita : Je pense qu’une femme intelligente va très bien avec un homme intelligent !! Ma foi, oui !

Wapiti :  Gnangnangan ! Pour une fois que tu réponds bien !

Anne : Il y a des fois je ne comprends rien à ce que vous dites !

Le groupe arrive à la sépulture D’Héloise et Abelard et repère aussitôt l’endroit où a été prise la photo du questionnaire mais Anne continue à chercher quelque chose.

Yann : Anne qu’est-ce que tu cherches ?

Anne : Hé bien, je cherche le télégramme de Cali mon chanteur préféré !

Wapiti, Aristomakos, Gitanita et Yann :…… ???????

Yann au bout de plusieurs minutes :  J’ai compris ! Ce n’est pas le télégramme de Cali qu’il faut chercher ; c’est un calligramme, autrement dit un texte poétique, qu’il faut compléter et je pense que celui-ci doit être sur la tombe d’Appollinaire !!!

Anne : Ha bon ! Cali a aussi envoyé un télégramme à cet Apothicaire ?

 

Retrouvons l’équipe Paul Emile Victor (PEV) au départ du jeu.  Pendant qu’Albert est parti chercher  les énigmes...  

Berthe à Beatrice : Je connais un très bel institut de beauté où ils pourront mettre en valeur vos cheveux !! Je pense qu’avec quelques boucles par-ci  par-là, vous pourriez ressembler à Nicoleta, ma chanteuse préférée !!

Beatrice : Hé chérie chérie ! Voilà que je ressemble maintenant  à Nicoleta et pourquoi pas à Juliette Greco ou Nana Mouskouri pendant que vous y êtes ! Moi, mes cheveux… ce sont simplement des poils sur la tête qui servent  à cacher mon crâne et un coup de peigne tous les matins leur suffit !!

Benoit : J’aimerais être… ce peigne… où… tous les matins… je glisserai entre tes cheveux très fins !

Beatrice : Hé chéri chéri !  Voilà maintenant que le puceau fait du Prévert !!

Albert revient avec les énigmes et commence à lire les informations qui précèdent les énigmes :

Albert : Difficulté des énigmes : Avec une étoile, un bébé pourrait y répondre, avec deux étoiles : un enfant de 10 ans peut trouver la réponse et avec trois étoiles : un adolescent de 15 peut résoudre les énigmes !!..... Alors, moi je dis qu’il faut passer directement aux 3 étoiles car la famille Franchouillard n’a peur de rien et  va répondre à tout en 5 minutes !! 

Beatrice : Hé chéri chéri !..... tu as raison et pour nous le paquet de Pépitos !! 

Benoit à Beatrice : Si tu le souhaites, je te donnerai  ma part…  car ton plaisir, c’est le mien !!

Beatrice : Hé chéri chéri !  Tu te prends pour qui ? Mère Thérésa ?

Berthe : heu !... je ne mangerai pas ces gâteaux au chocolat car je tiens à ma ligne !!

Albert lit une énigme à 3 étoiles : Clemenceau a dit de lui : «Il voulait être César : il ne fut que Pompée ». Hé oui ! Cet homme politique connu pour son goût du faste  est décédé d’une crise cardiaque à l’Elysée dans les bras de sa maîtresse lors d’une petite gâterie !! Etes-vous assez forts pour trouver le nom de cet ancien président ? euh !!!!!!!................................euh !!! En tous cas, moi, j’aimerais bien finir comme lui !

Berthe : Voyons chéri ! Ne dis pas cela devant notre fils et cette jeune personne innocente !

Beatrice : Hé chérie chérie ! J’ai 30 ans d’expérience derrière moi alors, sur ce sujet, plus rien ne me choque !

Benoit faisant semblant d’ignorer le sujet : Mais qu’est-ce que cela veut dire « une petite gâterie » ? Mais peut-être que Beatrice me donnera une explication et une démonstration quand le jeu sera terminé !!!

Beatrice : Hé chéri chéri !! Même pas en rêve ! Alors achète-toi un esquimau !

Benoit : Quand les femmes  résistent à mon charme… j’aime cela… poupée !

Beatrice : Hé chéri chéri ! J’hallucine comment le gamin me parle !

Albert :  Alors c’est qui ce président ? euh ..................... Mitterand ?

Berthe : En tout cas, lui, il a dû s’en faire faire des gâteries avec sa maîtresse !

Benoit : Euh   …le camembert ?   ……le camembert Président !!! hi ! hi hi !

Benoit, Berthe et Albert rient de bon cœur !

Beatrice : Mais dans quelle équipe de fous je suis tombée, chérie chérie ?..... Je pense que… cela doit être De Gaulle !!!

Albert : Oui oui ! … il avait sans doute la gaule avant de monter au ciel  !!! ha ! ha ! ha !

Beatrice dépitée : J’halluciiiiine !!!!!

Berthe : Voyons chéri, on est dans un cimetière !

Albert : Bon j’ai l’impression que l’on ne va pas trouver… prenons une autre énigme :  « Je suis né en Pologne d’un père français et d’une mère polonaise, je me fis d’abord connaître à Vienne, mais la révolution polonaise de 1830 me poussa à venir à Paris. Pianiste virtuose, j’ai surtout écrit pour cet instrument et j’en suis devenu le compositeur romantique par excellence : Valses, Mazurkas, Préludes. Je suis, je suis … » ………………… euh ! Michael Jackson ? 

Berthe : Euh ! …… Richard Cledermann ? 

Benoit : Euh ! ……  Michel Berger ?

Albert : Et toi Béatrice ! tu n’as pas d’idée ?

Beatrice : Hé chéri chéri ! A part les chansons du dimanche, Bob Marley et Philippe Lavil je n’y connais rien !!

Benoit avec une voix douce et charmeuse : Béatrice… ce soir, on fera alors… « kolé séré » lorsque tu te ... « taperas mon bambou » puisqu’« elle préfère l’amour en moi »...

Béatrice : Hé chéri chéri ! D’abord c’est  « Elle préfère l’amour en mer » et ton bambou aussi grand qu’une allumette tu pourras le coller et le serrer là où je pense !!!

 

La suite au prochain épisode !

Lahaut

Jeu de piste au père Lachaise (1)

Jeu de piste au Père Lachaise (Acte 1)

Les présentations

Dimanche 1 juin 2008. 13H30. Paris. Boulevard Menilmontant devant l’entrée principale du cimetière du Père Lachaise. Lahaut attend avec son bob beige à proximité de l’entrée. Wapiti arrive juste à l’heure.

Lahaut : Bonjour Frédérique ! Comment vas-tu ?

Wapiti : Bonjour Renaud. Moi cela va, et toi ?

Lahaut : Très bien mais un peu inquiet pour le temps ! Mais bon , comme on a tous fait les danses du soleil, il ne devrait pas pleuvoir et je ne mangerai pas mon bob  !Bon je t’ai placée dans l’équipe « Bougainville » avec Gitanita,  Yann, je crois que tu les connais déjà, et Aristomakos, un collègue à toi. Ils sont déjà arrivés… Ils sont là-bas (Lahaut pointe son doigt en direction d’un groupe de personnes ) et aussi d’Anne Franchouillard qui n’est pas encore arrivée. Elle m’a envoyé un MP pour rencontrer Yann qui, paraît-il, est l’homme de ses rêves. C’est pour cela que je l’ai mise dans ton équipe ! Cela te convient il ?

Wapiti : Pas de problème. C’est parfait (Wapiti regarde le groupe) Aristomakos, est ce beau jeune homme brun à coté de Yann et qui parle avec Emilie ?

Lahaut :Oui c’est bien lui !

Wapiti : Zut ! il faut que je me dépêche ! Emilie est déjà sur le coup !

Wapiti se dirige alors précipitamment vers le groupe.

Lahaut continue à faire les équipes avec les participants arrivant au fur et à mesure. Béatrice arrive avec 15 minutes de retard !

Lahaut : Bonjour Béatrice. Comment vas-tu ?

Beatrice : Hé chéri, chéri !! Moi cela va bien mais cela me gonfle d’être venue ! J’étais bien chez moi dans mon sud, au soleil. C’est juste pour te faire plaisir et pour manger le paquet de Pépitos que je suis montée à Paris. Et le train  m’a coûté pas mal de tunes, alors il faut que je rentabilise ! et ce soir, après le jeu, j’irai voir les Chippendales à Pigalle !!

Lahaut : Pour le paquet de Pépitos, c’est  seulement pour l’équipe des vainqueurs !

Béatrice :  Hé chéri chéri ! Je suis là pour la gagne et tu vas me mettre dans l’équipe des winners !!

Lahaut : Je t’ai mise avec la famille  Franchouillard. Je crois que tu les connais déjà !

Béatrice : Mais t’es ouf ! Moi avec cette famille de cinglés !!! … Ce père qui ne pense qu’à la bière et aux nichons, sa gonzesse qu’à ses tifs et à ses rides, ce fils qui n’a pas de poil aux couilles et qui se prend pour un Don Juan et cette fille dont la cervelle n’est pas plus grosse qu’une tête d’épingle !! Alors chéri, chéri, tu vas me mettre avec ce beau mâle avec qui Wapiti discute !

Lahaut : Désolé, tu es arrivée en retard, les équipes sont déjà faites. Mais Anne ne sera pas avec toi car elle sera dans l’équipe de Wapiti… Ah voilà justement la famille Franchouillard !!!

Benoit : Salut Renaud ! Désolé d’être un peu en retard mais on est revenu des Philippines ce matin et le temps de déposer les bagages à la maison, que papa boive une Heineken et  que maman refasse sa coiffure …. .

Lahaut : Bon ce n’est pas grave, ce n’est pas encore commencé !

Albert : Si je tenais celui qui nous a fait revenir précipitamment des Philippines je lui tordrai le cou ! (en faisant avec les mains l’imitation de tordre une serpillière !)

Lahaut : Euh ………je ne sais pas qui c’est ….mais peut être, après le jeu,  il va vous renvoyer là-bas pour que vous terminiez votre voyage !

Berthe : On était si bien dans ces îles paradisiaques !

Anne : Je n’ai même pas eu le temps de faire du trampoling !!

Benoit rectifiant sa sœur : Du snorkeling !!

Lahaut : Vous serez l’équipe « Paul Emile Victor » avec Béatrice, cette  personne avec sa grosse écharpe qui est ici juste là (La famille franchouillard se retourne pour la voir) Anne sera avec ces personnes qui sont à côté de cet arbre dans l’équipe « Bougainville » !

Albert :Tiens ! Alice Sapritch est sortie de sa tombe pour participer au jeu !!

Berthe : Veuillez bien l’excuser ! C’est un fan de cette actrice et c’est vrai vous avez un semblant de quelque chose qui fait penser à cette grande dame du cinéma !

Beatrice réajustant ses lunettes noires, remettant en place sa grande écharpe et laissant échapper de sa bouche une bouffée de fumée de cigarette :  Hé chéris chéris c’est la deuxième fois que l’on me fait cette comparaison mais je ne me vois aucun point commun avec cette comédienne !

Benoit en chuchotant à l’oreille de sa sœur : Je crois que je lui ai tapé dans l’œil et ce soir elle passera à la casserole !

Anne : Ah bon ! mais à la maison  on n’a pas d’assez grosses casseroles pour la mettre dedans et de plus tu ne sais pas cuisiner !

Anne va rejoindre son équipe

Benoit à Beatrice : Hé poulette ! c’est ton jour de chance aujourd’hui !

Beatrice : Hé chéri chéri ! pourquoi cela !

Benoit : Tu as l’homme de ta vie devant toi !

Beatrice : Hé chéri chéri ! je pourrais être ta mère !

Benoit : C’est bien, c’est un beau commencement. Tu m’appelles déjà chéri… et j’aime les femmes mûres !

Lahaut interrompant cette conversation crie :  BON ! TOUT LE MONDE EST ARRIVE, JE COMMENCE A DISTRIBUER LES ENIGMES !

Suite au prochain épisode

Une croisière en Méditerranée

 
Hola Ecrivaines et Ecrivains !
Nous ne ne pouvons pas laisser une semaine se passer sans une seule bribe de récit !!
Quelle horreur un tel désert de silence !!! Triste
 
Alors je m'y colle un peu... Chaud
 
Mais avant, je voudrais savoir :
- Gitanita, elle fait quoi Colombine ?!?! (il te reste 10 jours pour nous en causer un peu avant de partir toi-même vers de nouvelles aventures latino-américaines qui, je l'espère, ne t'éloigneront pas trop du Livistan...)
- Timouss, que devient Djamel ????? Toujours au milieu des vaches et de la farine ? Amoureux ?...
- Wapata, tu nous raconterais pas les nouvelles aventures de Pierre le routier ? tu me parais le mieux placé pour, non ? Clin d'oeil
- Lahaut, je ne m'inquiète pas, je sais que la semaine prochaine tu pourras nous raconter les aventures parisiennes des Franchouillard et de Yann qui participeront à ton jeu de piste de dimanche. Sourire
- Béa, je ne m'inquiète pas non plus, j'ai confiance dans tes talents pour de nouveaux récits très inspirés à Cuba, en Guadeloupe, au Yukon ou ailleurs... Sourire
 
... et les autres ????? Vous jouez toujours les timides ou les non-inspiré(e)s ???? Quel dommage ! Déçu
 
 
Bon, n'ayant pas beaucoup de nouvelles de Gérard qui se promène seul du côté de Phyang, ni plus de détails que la précédente carte postale de Mado posée à Leh... je vous emmène aujourd'hui vers d'autres horizons plus méditerranéens :
(P.S. : les photos associées arriveront ultérieurement, faute de scanner opérationnel actuellement)
 

Une croisière en Méditerranée

 

Avec Janie et Babeth, Lucette découvre l’univers de la croisière.

Ho, pas la croisière grand luxe telle qu’on la voit dans les films américains et telle qu’on l’idéalise tous !

Non, une croisière « économique », à la portée de leurs bourses de retraitées non cadres...

Il s’agit bien d’un gros navire aux multiples ponts, avec deux restaurants, deux bars, des salons, une salle de spectacle, un centre de bien-être (sauna, soins esthétiques, massages…), une piscine…

Oui, une piscine de 4 mètre sur 5, coincée entre quelques basiques chaises longues de plastique autrefois blanc et la grosse cheminée qui crache en permanence sa fumée noire dans le grondement assourdissant du moteur. Bref, en guise de piscine, une pataugeoire à gamins à occuper pendant les traversées.

Heureusement, au cours de cette croisière, rares ont été les moments désœuvrés à occuper. Et heureusement, parce qu’entre les ponts extérieurs et passerelles enfumées, bruyantes ou ventées, les couloirs et salles intérieures trop fraîches du souffle climatisé, et la minuscule cabine borgne, il n’y avait que peu d’espaces où passer d’agréables heures à naviguer.

Parlons-en de cette cabine : dans les 10 ou 12 m² pour trois personnes, y compris la salle d’eau. De nos trois voyageuses, Lucette étant la plus alerte, c’est elle qui devait grimper chaque soir dans la couchette du haut. Pas de descente nocturne envisageable, il a fallu discipliner le corps durant ces 10 jours.

 

Grèce-Aegean1  Grèce-Piscine

 

10 jours d’émerveillement devant les beautés de la Mer Méditerranée orientale, des Cyclades grecques et autres escapades en Turquie.

Une navigation essentiellement nocturne, une ou deux escales en journée pour partir à la découverte de ces joyaux dont recèlent ces îles et villes.

 

Il y aura eu aussi de franches parties de rigolade entre copines.

Comme cette séance de sensibilisation aux consignes de sécurité à bord, le bateau étant encore à quai au port du Pirée. Qu’elles se sont trouvées mignonnes engoncées dans leurs gilets oranges aux bandes fluos !

Très drôle aussi cette montée épique, et la descente encore plus impressionnante, à dos d’âne vers Santorin. Ou quand l’angoisse est évacuée par le rire…

Comique la séance de photos sur les toilettes grecques d’Ephèse… Fous rires garantis lors des soirées photos ultérieures…

Et ce fameux jour où Babeth a été victime du « mal de terre » et n’avait aucun équilibre, titubant des heures durant dans les rues de Rhodes. On l’aurait crue saoule ! Avec leurs fous rires en plus, nul doute que les passants devaient le penser ainsi !

Ou encore ce cours de danse pour apprendre le sirtaki sur ce pont minuscule, entre deux bastingage, avec une monitrice ne parlant pas un mot de français… Quelles mauvaises élèves elles ont été !

 

En parlant de français...

Ils n’étaient qu’une quinzaine parmi les 500 passagers, anglophones et germanophones pour leur très grande majorité, avec quelques groupes d’Italiens et Espagnols plus conséquents que leur petit comité de franchouillards, qui se sont vite reconnus, retrouvés, rassemblés, pour former comme une grande famille. Il y avait nos trois « Mamies », un couple avec leurs deux enfants (8 et 11 ans), un autre jeune couple en voyage de noce, et six copines pas encore trentenaires.

Les trois Mamies avaient bien vite appris à se reposer sur la gentillesse des jeunes femmes pour obtenir en français toutes les explications nécessaires à la vie à bord et aux escales. Parce qu’aucun membre du personnel n’était francophone, à l’exception d’une hôtesse d’accueil difficilement trouvable, et seules existaient quelques rares affiches et dépliants offrant une traduction parfois très aléatoire et énigmatique. Aucun message au micro n’était passé en français, et le réveil le matin s’effectuait au doux (!) son du « Kalimera … » suivi d’un « Hello… » puis « Guten Tag… »... rien de très tendre à l'oreille ! 

Heureusement qu’un guide francophone était toujours assuré pour les visites des escales...

 

Malgré tout cela, Lucette est revenue enchantée de cette croisière. C’était encore plus dépaysant que son premier voyage en Andalousie. Tellement différent.

grèce-Santorin 

 

…/…

 

Wapiti

Carte postale

 
Bonjour tous !
J'ai reçu une drôle de carte postale dans ma boîte aux lettres ce matin.
Comme elle vous concerne aussi, je l'ai scannée pour vous :
 
carte postale Ladahk
 
carte postale Ladahk verso
 
Sourire
Wapiti

La famille Franchouillard... (6)

                                      La famille Franchouillard à Banaue (acte 6)

 

Quelques jours après sa visite au volcan Pinatubo, la famille arrive à Banaue  à  plusieurs heures de route au nord d’Angeles !

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La famille s’apprête à partir durant 2 jours en trekking dans les rizières en terrasses  aux alentours de la ville.

Albert : Notre guide Paco est arrivé. Vos sacs à dos sont ils prêts ?

Anne : Waouuh !! Il est beau notre guide !

Berthe essayant de soulever son sac à dos  mais n’y arrivant pas  : Y a-t-il un porteur ici ?

Albert prenant le sac de sa femme : Mais qu’est-ce qu’il y a là dedans ?

Albert fouille le sac à dos  et en sort un sèche-cheveux, des bigoudis, une dizaine de brosses et de peignes et tous les produits de beauté achetés à l’aéroport de CDG. Albert met tout cela dans un sac en plastique et  pose le sac en plastique à côté des bagages laissés à l’hôtel durant ces 2 jours de randonnée.

Albert soulevant le sac à dos de Berthe avec 2 doigts : Tiens chérie, voilà, il est plus léger maintenant !  

Anne : On part où déjà ?

Benoit : On part 2 jours faire un trek!

Anne : Mais pourquoi partir pour avoir  le trac ?

Albert : On part faire 2 jours de randonnée dans les rizières !

Anne : Ah  ouiiii… je me souviens ! j’ai lu cela dans un magasine dans l’avion en arrivant. Les rizières sont  sur un toit et sont  triées par le pays du curé de Popesco

Berthe , Albert, Benoit :…………… ?????????

Benoit en réfléchissant longtemps : Tu veux certainement dire les rizières en terrasses classées au patri…moine de l’UNESCO ? 

Anne : Voilà c’est cela que je veux dire !

Albert : Des terrasses ? J’espère qu’ils servent de la San Miguel !!

Berthe : Avec des parasols pour ne pas recevoir des coups de soleil pour abîmer mon teint !!

Benoit : Vu le temps,  des parapluies seront plus adéquats !

 

La famille monte alors dans un 4X4 pour rejoindre le début du sentier quelques kilomètres plus loin. La famille commence la randonnée. Au bout d’une heure de marche Benoit s’arrête à un premier point de vue.

Benoit : Waouh ! que c’est beau !!

 

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20 minutes plus tard Albert le rejoint.

Albert : Waouh ! c’est aussi beau que la poitrine de Sharon Stone.

5 minutes après Anne arrive à son tour.

Anne : J’ai beau regarder partout mais je ne vois pas l’Oncle Benz  !!

20 minutes après Berthe arrive.

Berthe :……Heuf !!........heuf !!!!!! heuf !!

Berthe à peine arrivée, Benoit : Bon maintenant on peut repartir !!

Berthe en faisant non de la main : …Heuf !.....heuf !........heuf !

Albert : Voyons Benoit, sois gentil avec ta mère !!...... On attend 15 secondes… et on repart !!!

Benoit : On n’a pas de chance avec ce temps et ces averses !!

Berthe qui a repris d’un seul coup son souffle : Ma coiffure est fichue !

Anne : Mais pourquoi ont-ils fait des marches aussi hautes ?

Benoit la taquinant : C’est pour que King Kong puisse monter !

Anne : Tu dis n’importe quoi ! King Kong a été tué en haut d’un pudding !

Benoit : Ben oui !! Mais avant sa mort, c’était son terrain d’entraînement !!

Anne : Quand je vais dire que j’ai vu le terrain d’entraînement de King Kong  à mes copines,  elles vont être mortes de jalousie !!

Albert : Allez en route il reste 2 heures de marche !

 

La famille arrive au village de Batad où la famille est hébergée dans un hôtel très rustique !

Albert : On ne peut pas dire que ce soit un Holiday Inn !

Anne : Est ce le frère de Philippe Inn ?

Benoit lisant la brochure dans la brochure : c’est écrit que c’est un hôtel rustique !

Anne : Où est le russe avec ses tics ?

Berthe tournant un robinet au dessus d’un lavabo et de l’eau froide coule : Y a même pas d’eau chaude pour laver mes cheveux !

Benoit lisant et traduisant une pancarte écrite en anglais  : 40 pesos pour avoir un seau d’eau chaude  !! Ils ont le sens des affaires ici !

Anne : Et les seaux d’eau froide c’est combien ? Car quand je remplis ma baignoire  d’eau chaude, après l’eau devient froide ; et quand je me verse un verre d’eau froide, après l’eau devient chaude !! Alors si le seau d’eau froide coûte moins cher que le seau d’eau chaude, prenons un seau d’eau froide !!!

Benoit : Je peux dire que ta cervelle n’a jamais bouillonné dans l’intelligence !!!

Albert redescendant des chambres à l’étage : Même pas de lits ! Que des matelas posés sur le sol, alors quand je rentrerai en France je vais écrire...

Berthe le coupant : Oui ! oui ! on sait chéri !!

 

Le repas du soir arrive !

Albert : J’ai une de ces faims !!!

Benoit lisant le menu : Ils servent de l’adobo  !! puis lisant le Petit Futé pous savoir ce que c’est : c’est  le plat traditionnel philippin qui est un mélange de viande de porc ou de poulet cuit dans du vinaigre, de la graisse  et de l’ail servi avec du riz !

Anne  : Hé, Benoit ! pour toi ce sera un ado pas beau ! hi ! hi ! hi !

Berthe : Cela a l’air bien gras tout cela ; pour moi ce sera que du riz pour garder ma ligne !

Albert : Allez on commande cela avec 4 San Miguel bien sûr !!!

 

Pendant que la famille savoure le plat traditionnel un grondement sourd retentit, suivi quelques secondes plus tard d’un tremblement de la table ! La famille surprise  s’arrête de manger et se regarde en silence, puis à la fin de la secousse de quelques secondes :

Berthe : Tiens ! La machine à laver s’est mise en branle pour le séchage !!

Anne : Mais non ! c’est le métro qui vient juste de passer sous la maison !

Albert : Moi je dirais que c’est un troupeau de buffles qui  passait en courant à côté de l’hôtel !

Benoit : Je  pense  plutôt à un tremblement de terre !!!

Anne : Ha bon ! La terre est elle fiévreuse pour  trembler ainsi ? Faut il appeler le docteur ?

Albert se retournant pour voir comment les locaux réagissaient :  Bon apparemment ils doivent avoir l’habitude, ils ne paniquent pas ! Ils continuent à boire leurs bières !!!

Benoit : J’aimerais bien savoir combien était son intensité sur l’échelle de Richter ? (On saura le lendemain que la secousse fera 5,2 sur Richter et que cela a fait quelques dégâts au nord des Philippines !)

Anne : Pourquoi veux tu monter sur une échelle ?

 

A peine qu’Anne termine sa phrase qu’une autre secousse retentit  qui, cette fois, dure moins longtemps !

Albert : Waouh ! cela doit être le pied de faire l’amour juste à ce moment !!

Berthe : J’espère que les pilotis de l’hôtel sont solides !

Benoit : Pas facile de prendre en photo un tremblement de terre !

Albert : Cela te ferait une photo toute trouble !!!

Anne : Vous êtes sûrs que ce n’est pas le métro ?!

 La soirée se termine sans problème et la famille va se coucher après cette journée bien ……agitée !!